Tuesday, October 16, 2018

3- Maoistroad Special PCm France speech International meeting May/June 68 - Paris 24/6/2018


Mai 68, les « maos » et la Gauche Prolétarienne

La vie du peuple, la vie des masses, est parfois ponctué d’événements extraordinaires, de mouvements puissants, qui rentrent dans l'histoire. En quelques mois, ce sont des années de travail politique qui se matérialisent ; c'est une prise de conscience aussi violente que rapide. Pourtant, ces événements extraordinaires ne naissent pas spontanément. Car la vie du peuple est avant tout marquée par la répétition de gestes, de tâches, de fêtes ; l'oppression coince les masses dans un quotidien violent ; cette oppression forge le cœur et le corps des masses, et voit naître une culture des opprimés.

C'est le processus dialectique : l'accumulation de quantité provoque un saut qualitatif ; ce saut, ce sont les grands mouvements, ce sont les révolutions.

L'oppression des ouvriers à fait les « événements de mai » et la violence de juin, il y a cinquante ans, la culture des opprimés à forgé la conscience et la volonté de révolte, et le grand mouvement de masse à balayé toute la merde révisionniste accumulée depuis des décennies.

« L’opportunisme n’est pas un effet du hasard, ni un péché, ni une bévue, ni la trahison d’individus isolés, mais le produit social de toute une époque historique. Cependant, tout le monde ne médite pas suffisamment sur la signification de cette vérité. L’opportunisme est le fruit de la légalité. »
Lénine, La faillite de la IIe Internationale, 1915

« Les Communistes analysent toujours l’Histoire afin que le passé serve le futur. Le territoire de l’État français a été traversé par de nombreuses périodes de lutte de classe aiguë. Parmi celles-ci, nous donnons priorité à l’étude de la Commune de Paris ; la lutte partisane contre l’occupant nazi et le régime de Vichy ; Mai 68 et la décennie qui a suivi ; la révolte des banlieues de 2005. »
Textes de Base du Parti Communiste Maoïste, 2015-2016

Dans l’État français, les événements de 1968 ont marqué le mouvement ouvrier en général, avec des grèves de plus de dix millions de salariés, et le mouvement maoïste en particulier, avec l’émergence d’organisations s’appuyant sur la Pensée Mao Zedong ou s’inspirant des événements contemporains de l’autre côté du monde, dans la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne chinoise. Ces révoltes et les organisations qui y ont participé contiennent évidemment un double-aspect, et il est commun dans l’État français que la bourgeoisie et ses laquais n’évoquent « Mai 68 », ou « l’esprit 68 » que comme un caprice d’étudiants petits-bourgeois luttant pour la libération sexuelle et contre les idées conservatrices de leurs parents.

Évidemment, faire de cet aspect spécifique des événements de 68 l’aspect principal des luttes qui ont animé le pays, c’est un choix politique de la part de la bourgeoisie. C’est un choix politique idéaliste, car il ne prend pas en compte la réalité d’un pays où la production est arrêtée par les grèves et les occupations d’usines. C’est également un choix politique mécaniste, car il refuse de voir l’ensemble des processus révolutionnaires qui ont déferlé sur le monde à cette époque, à commencer par la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en Chine en 1966. Ce choix ignore, dans l’État français, le déroulement de 68 sur le temps long, c’est-à-dire sur le mois de Juin en plus de Mai, car c’est pendant ce mois-ci que la classe ouvrière a connu ses martyrs lors des affrontements les plus déterminés. Plus de 7 camarades ont trouvé la mort en 68, tous après le 24 mai, alors même que le gouvernement et les directions syndicales négociaient les Accords de Grenelle pour le retour au calme. Ceux-ci se nomment Gilles Tautin, lycéen maoïste de 17 ans noyé dans la Seine le 10 juin 1968 alors qu’il soutenait la lutte à l’usine Renault-Flins avec ses camarades, Philippe Mathérion, retrouvé mort le 24 mai sur une barricade à Paris, mort d’une grenade, Pierre Beylot, ouvrier serrurier de 24 ans tué par un CRS d’une balle de 9mm à l’usine Peugeot de Sochaux-Montbéliard, et Henri Blanchet, 49 ans, lui aussi assassiné par une grenade offensive de la police dans la même usine qui le fait tomber d’un parapet.

Contre cette analyse idéaliste et juste bonne à remplir l’imaginaire des bourgeois sur l’histoire de la lutte qu’ils craignent, la lutte des classes, nous avançons une compréhension matérialiste dialectique, qui saisit 1968 comme un mouvement prolétarien, prolongé et internationaliste.

Pour les maoïstes, pour les communistes de notre époque, les années 60-70 sont la plus grande bataille révolutionnaire menée par les masses en direction de la Révolution mondiale ; c'est la grande bataille d'après-guerre ; ce sont les expériences les plus abouties dans la lutte contre le capitalisme au stade impérialiste et le révisionnisme moderne, basées sur l'expérience de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en Chine Populaire.

Dans les pays semi-coloniaux semi-féodaux, ce sont des Guerres Populaires qui ont succédé à ce mouvement, comme l’insurrection de Naxalbari de 1967 en Inde, la fondation du TKP/ML en Turquie, la révolution menée par le Parti Communiste des Philippines depuis bientôt 50 ans, ainsi que la reconstruction du Parti et la lutte armée prolongée dirigée par le Parti Communiste du Pérou à partir des années 1970-80, alors que le capitalisme semblait triomphant sur le socialisme factice de l’URSS révisionniste. Dans les pays impérialistes cependant, comme l’État français, il faudra attendre les grandes explosions dans les quartiers populaires, dans les années 1990-2000, pour inverser la tendance. En effet, ces révoltes, bien que non menées par des Partis Communistes, ont prouvé une nouvelle fois au masses qu'elles peuvent repousser l’État Bourgeois, combattre violemment sa police, et que la révolution est toujours possible et nécessaire dans les pays impérialistes.

Dans cet article, nous allons analyser le mouvement des « maos » en France, qui commence au milieu des années 60, est bouleversé par les « événements de Mai » et les grands affrontements de Juin, et qui termine dix ans plus tard. Le but est de tirer, à partir d'une analyse marxiste-léniniste-maoïste, des conclusions utiles pour la lutte révolutionnaire aujourd'hui dans l’État français et dans tous les pays impérialistes.

Dans le monde, « le fond de l'air est rouge »

Mai 68 en France n'est pas un événement isolé. Dans le monde des années 1960, la tempête révolutionnaire souffle, depuis l'après-guerre, de plus en plus fort.

En Asie, au cœur de la tempête, la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne Chinoise est à la tête de cet immense mouvement qui mobilise les masses de toute la planète; l'expérience des masses populaires de Chine, dirigées par le Parti Communiste Chinois, approfondit l'expérience soviétique. En Chine, tous les aspects capitalistes de la société sont remis en cause, ce qui amène à la prolétarisation des masses paysannes, à la hausse du niveau de vie du prolétariat et au changement total des rapports sociaux ; l'effondrement de la division du travail amène à la remise en cause du patriarcat, l'institution policière s'éteint, remplacée par les masses en armes.

Au Vietnam, le Parti Communiste mené par Ho-Chi-Minh mène la lutte de libération nationale depuis des décennies, contre les impérialistes français, japonais, puis américains. La guerre populaire du peuple vietnamien est soutenue partout dans les métropoles impérialistes et provoque de nombreux mouvements de masse ; le slogan « Victoire pour le Vietnam ! » est la ligne rouge entre révolutionnaires et révisionnistes qui eux scandent « Paix pour le Vietnam ». C'est un slogan impérialiste, car les impérialistes voudraient la paix, et non la libération, dans les colonies et les semi-colonies.

En URSS, le vieil appareil d’État révisionniste, social impérialiste, est ébranlé par la révolte des masses populaires ; en 1968, ce sont les chars d'assaut soviétiques qui sont obligés d'intervenir à Prague et Varsovie pour écraser la révolte.

A Cuba, le Che et Fidel Castro dirigent la lutte des masses populaires pour la libération nationale ; en Algérie, c'est le FLN qui dirige la lutte populaire ; politisant indirectement la jeunesse populaire de France. En Inde, en Turquie, aux Philippines, les grandes révoltes paysannes et ouvrières provoquent la création de Partis marxistes-léninistes basés sur la pensée Mao Zedong, qui développent la guerre populaire prolongée dans les pays semi-coloniaux semi-féodaux.

Dans les pays impérialistes, cette tempête révolutionnaire provoque la création de nombreux Partis et mouvements anti-révisionnistes : la jeunesse étudiante allemande fonde son Parti, aux Etats-Unis, le Black Panther Party et le Weather Underground organisent différents secteurs des masses ; en Italie, les mouvements armés se développent à partir des révoltes prolétariennes parties des grandes usines.
En Espagne, le mouvement de masse naît de cette période et aboutira à la révolte contre Franco. Les mouvements de libération nationale gagneront en puissance pendant toute la période ; Euskadi Ta Askatasuna fera par exemple trembler l’État fasciste Espagnol en assassinant Carrero Blanco.

La lutte contre le révisionnisme en France

En Mai 68, il existe deux organisations anti-révisionnistes en France: le PCMLF (financé par la Chine populaire), et l’UJC(ml).

Le PCMLF est issu des « amitiés Franco-chinoises », ensemble de groupes se revendiquant proche de la pensée de Mao et de la révolution en Chine au sein du PCF révisionniste; ils seront exclus de ce dernier en 1964 à cause de leur lutte antirévisionniste. Les dirigeants de la mouvance partiront en Chine Populaire la même année, puis viendra la fondation du MCMLF en 1966, après un affrontement entre Service d’ordre "mao" et Service d’ordre du PCF à la suite d'une manifestation contre l'intervention impérialiste au Vietnam. Ce mouvement se cristallise et se construit autour de sa défense contre les attaques violentes systématiques du PCF : par exemple, jusqu'à plusieurs centaines de membres du PCF outillés attaqueront un meeting de soutien au Nord-Vietnam en 67. En décembre 1967, 114 délégués représentant plusieurs centaines de membres fondent le PCMLF et le Mouvement est alors transformé en Parti lors d’un congrès lui-même attaqué par les révisionnistes.

Toutefois, la ligne stratégique du PCMLF est simplement de combattre la direction du PCF, de se réclamer comme "nouveau PCF" légitime ; il n'y a pas de réel combat contre le révisionnisme en tant que tel, mais simplement contre les formes qu’il prend dans le vieux Parti.

Au contraire, l'UJC-ML a une ligne différente et se constitue d'abord comme centre idéologique pour combattre le révisionnisme. Dans l'Union des Étudiants Communistes liée au PCF naît une tendance "anti Italienne", qui combat le liquidationnisme de la direction qui veut suivre le modèle du Parti Communiste Italien, et qui s’organise autour des "cahiers du marxisme-léninisme". En juillet 66, une poignée d'étudiants fondent une nouvelle organisation autour d'une ligne anti révisionniste, "l'Union des Jeunes Communistes – Marxiste-Léniniste"; elle sera active dans la lutte antifasciste et pro nord-vietnamienne. Elle a décidé d'aller vers les masses et de travailler avec la classe ouvrière et les paysans pauvres le plus possible, de s'inspirer de la Révolution Culturelle en Chine, avec les mots d'ordre "Servir le Peuple", "Combattre le révisionnisme" et "Descendre de son cheval".

Les actions des "maos" visent à élèver le niveau théorique, idéologique et politique des larges masses, tout en se basant sur des pratiques préexistantes, de manière embryonnaire ou plus massive. Aux yeux des maos, la lutte contre le révisionnisme passe avant tout par la pratique. Par les mots, on peut tout dire, mais c’est dans la pratique qu’on trace des lignes de démarcation. C'est aussi par une pratique juste que l'on gagne les larges masses à une ligne anti-révisionniste, en obtenant leur confiance et en montrant que l'on ne lance pas des grandes phrases en l'air, mais qu'on applique réellement sa théorie.

Il y eu de nombreuses tentatives de construire ces embryons de front de masse sur diverses questions, toujours en partant d’élément positifs préexistant dans les masses.
Les premières, ce sont les organisations pour le Vietnam et la Palestine, à l’initiative de l'UJC(ml). Début 1967 elle tient son congrès, puis appelle à créer des Comités Vietnam de Base (CVB), qui naissent en février et auront un succès très grand dans la jeunesse populaire. En mai sort Victoire pour le Vietnam, organe qui aura six numéros jusqu'en mars 1968.

L'UJC(ml) est également habituée aux bagarres de rue contre les fascistes. Elle dispose de « Groupes de Protection et d'Autodéfense », extrêmement militarisés et formant des groupes de choc antifascistes.

Le but est à chaque fois, pour la Palestine comme pour le Vietnam, de se lier largement aux masses les plus avancées, de synthétiser ce qu'il y a de juste et de renforcer le mouvement, "par en haut et par en bas", via la direction communiste mais en partant toujours des besoins concrets des masses.
Le début de l'année 68 – un printemps chaud

Le mouvement révolutionnaire ne se fonde pas sur du vide ; il est relativement important, déjà avant 68, car les masses sont en mouvement. Dès la fin de la guerre, les révoltes ouvrières se multiplient :les automnes de 47 et 48, 20 ans plus tôt, voient naître des grèves armées et des violents affrontements. Alors qu'en 2018 nous nous entendons régulièrement des références aux grandes grèves de 95, 20 ans avant 68 ce sont les ouvriers issus de la résistance qui agissent contre le pouvoir des patrons.

Il y a eu également l'expérience de l'Algérie Française : moins de dix ans plus tôt, l’État Français à montré à Paris, sous la direction de l'ancien dirigeant collabo Maurice Papon, son vrai visage. En Algérie même, les mouvements indépendantistes ont été réprimés dans le sang par l’État colon.

Depuis 63, et avec une intensification depuis 67, les luttes ouvrières se multiplient et se radicalisent violemment, particulièrement dans l'ouest de la France.
Enfin, Mai arrive dans un contexte d'agitation virulente pour le Vietnam, les actions antifascistes contre les fascistes partisan du sud Vietnam se multiplient, les groupes gauchistes font leurs armes dans des bagarres de rue du quartier Latin.

Un exemple de ces actions arrive le dimanche 28 avril 1968 à Paris, rue de Rennes. Une exposition d'extrême droite fait la promotion du régime fantoche du Sud Vietnam, soutenu par les USA. Cela fait des mois que les fascistes harcèlent les étudiants révolutionnaires qui ont décidé de ne plus se laisser faire. Ce jour-là, à l'heure du déjeuner, une 4L pile devant la salle. Cinquante jeunes déboulent, ouvrent le coffre, en sortent des manches de pioche et se ruent sur les fascistes au cri de "FNL vaincra!" Ce sont trois commandos des Groupes de Protection et d'Autodéfense, le service d'ordre de l'Union des Jeunesses Communistes (marxistes-léninistes). La salle est prise et l’exposition est ravagée après un combat bref mais très violent. Occident promet de se venger, et les "maos" s'organisent en conséquence en se préparant à défendre les universités visées par les fascistes. L'escalade des menaces, des manifestions et de la répression policière est alors la cause directe de l'explosion de Mai 68.

Ainsi, Mai 68 n'arrive pas comme un orage dans un ciel sans nuage. Ce n'est pas une histoire de liberté de circulation ou d’exprimer sa sexualité qui déclenche les événements, mais une accumulation de luttes violentes contre l'impérialisme français. En fait, l'historiographie bourgeoise ne comprend pas les liens entre les différents éléments. En janvier 68, de violentes émeutes ont lieu à Nanterre contre l'expulsion du territoire de Daniel Cohn Bendit, allemand, qui à participé à des altercations sur la question de la liberté sexuelle. Toutefois, il n'y aurait pas eu ces émeutes sans toutes les luttes anti impérialistes. Il s'agit d'une des multiples étincelles qui mettent le feu à la plaine. Mais la plaine se serait, d'une façon ou d'une autre, embrasée.

En février 68, des grèves violentes à l'usine Saviem de Caen font 200 blessés, les ouvriers manifestent dans l'usine et cassent tout.
Si, au début du mois, l’attaque du meeting pour le Sud-Vietnam à la salle de la Mutualité à Paris échoue, la détermination militante culmine dans l’affrontement de 300 activistes contre les CRS, et le 21 février 1968, où les CVB parviendront à hisser un drapeau du FNL du Vietnam sur la façade de l'ambassade du Sud Vietnam. En mars, il existe 120 CVB en Île-de-France et 150 en province.

Le 20 mars, 300 étudiants dont de nombreux « maos » occupent à la suite d'une manif du Comité Vietnam National, le siège de l'Américan Express. Deux jours plus tard, le 22 mars, une assemblée générale étudiante appel à la libération des 6 arrêtés du 20 mars. 

Le 1er mai, le mouvement du 22 mars organise un cortège violent qui affronte la police au sein du défilé des révisionnistes. Dans le même temps, les Comités Vietnam de Base appellent à la contre manifestation contre un meeting d'occident pour le Sud Vietnam autorisé à Nanterre le 3 mai. Les maos occupent le campus de manière militaire et stockent des cocktails Molotov, des casques et des bâtons, pour empêcher les fascistes d'accéder au campus. Ce même 3 mai, le groupe fasciste Occident est soupçonné d'avoir déclenché un incendie en dessous d'un local occupé par des étudiants gauchistes à la Sorbonne. Pendant les affrontements entre étudiants et ouvriers (prêts à faire intervenir leurs bulldozers) et policiers, on apprend l'arrestation de 8 étudiants de Nanterre suite aux événements du 1er mai.

Le mouvement du 22 mars et l'UNEF, alors « gauchiste », appellent à une manifestation anti-répression le 6 mai. Mai 68 est lancé. L'agitation ouvrière rejoint le mouvement étudiant, et les maos dirigent la lutte contre l'impérialisme et pour la victoire du peuple Vietnamien.

Pourtant, l'UJC(ML), qui dirige plus ou moins les CVB, passera à coté du mouvement. Ses dirigeants produisent plusieurs textes contre la grève. Le 13 mai, l'UJC(ML) déclare que le mouvement en cours est un mouvement social-démocrate contre révolutionnaire et appelle le 14 à un réel mouvement révolutionnaire contre le régime gaulliste. Pourtant, la base militante de l'UJC(ML), ouvrière comme étudiante, participe massivement aux grèves et affrontements, qu'elle a en partie déclenché dans la lutte anti-fasciste et anti-impérialiste.

Le mouvement étudiant culminera par la nuit des barricades. Dans le même temps, la main passe aux ouvriers : la grève appelée par la CGT au lendemain du 14 devient générale. Les usines les plus virulentes sont occupées les unes après les autres, de manière spontanée. Le 16 et le 17 mai, les ouvriers d'usines multiplient les séquestrations de dirigeants et de cadres, pratique qui réapparaît depuis le début de l'année 67. C'est le cas à Sud-Aviation, à Nantes.

Petit à petit, les affrontements deviennent plus violents, là ou la lutte est la plus dure depuis le plus longtemps. En effet, dans l'ouest industriel, les contacts entre étudiants « gauchistes » et grévistes sont nombreux et anciens, car les étudiants ont participé à de nombreuses reprises aux grèves dures et aux affrontements entre ouvriers et policiers ou maîtrise. Le mouvement est beaucoup plus fort. C'est souvent le cas dans l'Est également, comme à Sochaux ou Besançon. Le comité de grève de Besançon déclare qu'à partir du 20 mai, les étudiants seront accueillis pour discuter de la condition ouvrière sous le capitalisme.

A partir du 24 mai et pendant dix jours, un comité de grève CFDT-CGT-FO-FEN est crée qui dirigera pendant dix jours la ville. Le 30 mai, le comité est ouvert aux paysans et étudiants suite à d'importantes manifestations. Le comité n'est plus un comité d'organisations mais deviens un comité ouvrier-paysan-étudiants. Le 1er juin, les étudiants et ouvriers unis repoussent 500 contres révolutionnaires gaullistes qui tentent d'envahir le centre EDF-GDF de Nantes, centre de la contestation. Des organisations militarisées fleurissent pour repousser les commandos d'extrème droite et la police un peu partout ou les usines sont occupés.

En fait, avant le 30 mai et la manifestation gaulliste, les grévistes n'appliquent pas la violence contre les bourgeois, seulement contre les flics. C'est seulement après, quand la violence contre révolutionnaire se met en place, que les ouvriers vont commencer à être vraiment violents. En effet, les syndicats commencent à voter la reprise du travail, souvent sans les ouvriers eux mêmes ! Alors que la classe ouvrière est massivement en grève, les directions syndicales la trahissent, les affrontements entre ouvriers grévistes, étudiants et jaunes prennent une grande ampleur.

Les affrontements dureront 4 jours autour de l'usine Renault Flins, où la situation ne se calmera pas avant des années. 1000 policiers envahissent l'usine le 5, pendant que des milliers d'ouvriers et des centaines d'étudiants, 8000 personnes, assistent à un meeting à 10 km de là, à Elisabethville. Le bassin de la seine est en état de siège du 8 au 10 juin, et le lycéen mao Gilles Tautin sera retrouvé mort noyé. Autour de l'autoroute, les affrontements sont sanglants.

Plus tard, à Sochaux, la situation explosive voit les ouvriers prendre des armes et poursuivre les CRS. En déroute, ces derniers tuent deux ouvriers. On raconte même qu'un ou deux CRS ont finis dans les cuves en fusion de l'usine...

Ces occupations et grèves ont principalement lieu au nord de la Loire, dans la France industrielle, et beaucoup moins dans le sud, moins ouvrier. Au final, les étudiants sont souvent bien accueillis par les ouvriers. Parfois, les consignes de la CGT sont appliquées, et les étudiants renvoyés chez eux. Au contraire, ce sont parfois les ouvriers qui sollicitent les étudiants, et ces derniers, encadrés par l'UNEF, qui refusent. Partout où les grèves virent à l'affrontement, le sang froid et l'expérience des étudiants d'organisations « gauchistes », en particulier «maos» ou anarchistes, sont vus par les ouvriers comme un point central qui leur à permis de résister.

Mai-Juin, un soubresaut dans la luttes des classes

Mai ne s'arrête pas brusquement le jour de la grande manifestation gaulliste, comme le prétendent les historiens bourgeois. Mai n'est pas une erreur de l'histoire, un événement incompris, mais un sursaut de la lutte entre les classes. A la reprise du travail naît une nouvelle forme d'organisation ; les comités de base. Toutefois, sans Parti, sans Quartier Général de la Révolution, l'expérience ouvrière est peu ou mal synthétisée ; d'autant plus que le manque d'essence et de communications empêche un contact massifs entre les différentes zones de grèves. L'immense majorité des ouvriers ignore ce qu'il s'est passé dans les autres entreprises. Sans un reportage national, personne n'aurait su comment les accords de Grenelle ont été accueillis à Renault-Billancourt et personne n'aurait refusé ses accords.

La Gauche Prolétarienne est alors créée en septembre 1968 par une quarantaine de militants et militantes du mouvement du 22 mars et de l'UJC-ML. Elle permettra de développer le journal "La Cause du Peuple", véritable organe de propagande mao qui regroupe autour de lui des comités issus des masses, et qui est souvent prétexte à des affrontements violents : diffuser la Cause du Peuple et mettre une raclée aux révisionnistes et aux flics fait partie du même acte, du même mouvement pour "prendre" un marché ou un quartier populaire, une usine...

Les maos insistent toujours sur l'aspect de la violence révolutionnaire, et de la justice populaire : l'idée est simple, dans les organisations de masse fondée par la Gauche Prolétarienne, ou dirigée par elle, des organisations militarisées se forment permettant des actions "coup de poing", faisant monter d'un cran l'antagonisme social.

Le premier exemple, c'est le pillage d'un magasin Fauchon, grand magasin de luxe, par un commando étudiant de plusieurs dizaines de membres ; les produits sont redistribués dans un bidonville de Nanterre. Le message est clair : prenez par la force ce que la société vous refuse !

Plus tard, c'est l'Usine de Renaut Flins, dans les Yvelines à l'ouest de Paris, qui est attaquée par un commando de 200 "GPistes" équipés, qui mettent une volée à la maîtrise et à la sécurité de l'usine et tiennent un meeting sauvage un an après la mort de Gilles Tautin, jeune militant assassiné le 10 juin 1968 à Flins. S'échappant par un ruisseau, ils parviendront à partir malgré la présence d'hélicoptères de police, avec seulement une petite poignée d’arrestations.

Cette violence, c'est selon les maos "la dictature du prolétariat en acte", c'est le pouvoir populaire qui se construit. Quelques exemples de cette politique sont à noter : campagne à Renaut Billancourt (45 000 ouvriers) pour le métro gratuit qui finit en immense bagarre avec la police, puis par la redistribution des tickets de métro ; mise en place des Groupes Ouvriers Anti Flics (GOAF) qui tabassent les petits chefs les plus détestés des usines ; Groupe Antifascistes Multinationaux qui tournent dans les quartiers du nord de Paris pour empêcher les crimes racistes de la police et des fascistes, etc.

Les maos de l'époque n’utilisent quasiment pas de moyens légaux, et se tournent vers le "gauchisme". Ils déblayent, développent des pratiques anti révisionnistes et tracent des lignes de démarcation entre eux, la gauche révolutionnaire, et les révisionnistes du PCF et de la CGT, même quand ceux-ci sont "durs" dans leurs revendications.

Pour se lier aux masses, au-delà de la violence prolétarienne, les maos utilisent "l'établissement" : il s'agit d'aller en usine, à l’entrepôt ou au champ pour comprendre et apprendre des ouvriers eux même, de leur travail et de leur lutte.

Cette stratégie mise en place par la Gauche Prolétarienne développe une véritable base parmi les jeunes ouvriers, notamment immigrés. Les militants mettent en avant qu’il faut comprendre les masses et s’identifier à elles. De cette manière, le mouvement révolutionnaire peut s’implanter et construire ses bases dans les quartiers et les usines, et par extension les universités quand elles existent.

La liquidation

L’échec essentiel des luttes du peuple de 1968 et des organisations comme la Gauche Prolétarienne tient en général à l’absence d’un Parti communiste capable de donner une direction juste et à même de mener les luttes du peuple, et en particulier du refus des organisations maoïstes à construire ce Quartier Général du prolétariat dans le feu de la lutte des classes - en témoigne le spontanéisme de la Gauche Prolétarienne. Dans cette organisation spécifiquement, le parasitisme de dirigeants petits bourgeois pour qui les carrières bourgeoises étaient à portée de main, contrairement aux nombreuses et nombreux militants de terrain prolétaires ou établis, a conduit à l’abandon de toute perspective révolutionnaire au cours des années 1970. En novembre 1973, la direction opportuniste de la Gauche Prolétarienne, menée par une clique, organise sa dissolution et sa liquidation et abandonne la base ouvrière combative.

Cette façon de fonctionner ne sort pas de nulle part : dès 1967, l'UCJ-ML, dans ses objectifs stratégiques, refusait la construction d'un Parti « par en haut » et préconisait la création de noyaux capable de former « par en bas » le Parti. Dans son document Édifions le Parti Communiste à l'époque de la révolution culturelle, l'UJC(ML) explique qu'aucun parti ne peut être fondé avant que le mouvement communiste ait la direction du mouvement de masse, et que, sinon, il ne peut se proclamer Parti. Or, c'est un modèle anti-dialectique, qui ne vois pas que le Parti ne peut se construire qu'en même temps que la lutte de masse. Ainsi, sans Parti, la direction petite-bourgeoise de la jeune Gauche Prolétarienne délite et se coupe de sa base prolétarienne qui n'a pas bâti d'outil pour assurer sa direction.

Conclusion : quel héritage ?

Pour les camarades refusant cette trahison, les années qui ont suivi ont été des moments de lutte héroïque. En quête d’une théorie juste et d’une pratique nouvelle ayant tiré inspiration des victoires et échecs des « maos » de 68 et d’après, certains se dirigent vers l’autonomie, tandis que d’autres retournent au marxisme-léninisme anti-révisionniste. Dans une période de reflux de la lutte prolétarienne, peu nombreux sont ceux qui réussissent à tenir une ligne rouge. Le cas de notre Camarade Pierre, mort en décembre dernier et dirigeant de premier plan dans le Parti Communiste maoïste, est marquant. Bien que militant déterminé de la base de la Gauche Prolétarienne, son apprentissage du marxisme-léninisme-maoïsme n’a pu être accompli que par l’assistance résolue des camarades étrangers en exil sur le territoire français. L’implantation et le développement de la synthèse communiste actuelle, le marxisme-léninisme-maoïsme, n’a donc pu commencer que des années après 68 et la Gauche Prolétarienne, et elle se nourrit des succès et échecs des luttes de cette période pour mener les luttes de notre temps.

Quelques lectures recommandées :
Les nouveaux Partisans, une histoire de la Gauche Prolétarienne
Le Peuple Français, n°2, 2e série, avril-juin 78
Les cahiers de Mai, série complète








India - march to Parliament

 

CBI
The mother of JNU student Najeeb Ahmed, who went missing from the university nearly two years ago, accused the CBI on Monday of carrying out a "biased" investigation into the case.
The Delhi high court on Monday allowed the CBI to file a closure report in the matter, bringing an end to the investigation into the mysterious disappearance of Ahmed.
It did not agree with the allegation of Ahmedʹs mother, Fatima Nafees, that the CBI wanted to file the closure report due to "political compulsions".
In view of the judgment, Nafees said she will now appeal to the Supreme Court. She also appealed to all mothers "who have faced the pain of losing their children" to participate in a march to Parliament Street on 15 October.

CHINA SUPERPOTENCIA SOCIALIMPERIALISTA -PCI (maoist)

CHINA SUPERPOTENCIA SOCIALIMPERIALISTA


Capítulo de introducción, del documento China: un poder social-imperialista moderno, por CPI (Maoist)
Introducción En su noveno Congreso celebrado en enero de 2017, el Congreso Unido del Partido Comunista de la India (Maoísta) (CPI-Maoist) decidió realizar un estudio especial sobre las tendencias emergentes en los cambios sociales, económicos, políticos y culturales con respecto a la estrategia. Hacia la China capitalista-revisionista. El Comité Central fue autorizado para ejecutar esta decisión. Según la decisión adoptada por el Comité Central durante su 4ª Conferencia, consideró principalmente dos cosas: las tendencias dentro de China y si China se ha convertido en una potencia social-imperialista. Estos fueron sus dos puntos de estudio. Después de investigar, el Comité Central adoptó la siguiente tesis en su 5ª Conferencia:


"Hoy, China se ha convertido en una potencia social-imperialista moderna, una parte integral del sistema mundial capitalista-imperialista, al mismo tiempo que desempeña el papel de antagonista hacia las clases oprimidas y el pueblo en general". Los partidos, grupos y marxistas-leninistas-maoístas. los poderes están en solidaridad con las clases obreras, campesinas, reprimidas y otras clases oprimidas de la sociedad con el objetivo de la revolución socialista mundial, marchando hacia una lucha creativa para vencer a la China imperialista antagónica y terminar con sus concepciones de revisionismo, socialimperialismo y oscurantismo. . Nuestros dos partidos comunistas tienen dos responsabilidades globales: apoyar a la clase obrera y apoyar su revolución. Para llevar a cabo estas tareas, la naturaleza social-imperialista de China debe exponerse a fondo. 

Italy - large solidarity with comrade Margherita deteined -- women/youmg/workers and migrants..





ITALIA: ¡Libertad inmediata para la camarada Margherita 



Hemos tenido conocimiento del arresto domiciliario de la camarada Margherita , conocida luchadora por los derechos del pueblo, Coordinadora Nacional del Slai-Cobas Taranto (sindicato de clase). Activa militante anti-TAV y en defensa de los derechos de la mujer.
Según parece en aplicación del reaccionario nuevo "Decreto sicurezza" del Gobierno Lega/M5s, que permite el arresto domiciliario por impago de una multa gubernativa de 2.500 €.
Desde Galiza, Dazibao Rojo quiere manifestar su plena solidaridad con la camarada Margherita y nuestra energica condena de esta nueva acción terrorista del neo-fascista gobierno Lega/M5s.

¡SOLIDARIDAD CON MARGHERITA
¡LIBERTAD INMEDIATA PARA MARGHERITA!

China - workers' struggle

Canada Grande conférence | La situation de la classe ouvrière au Canada

25  novembre _Norman Brrt


PLAN “IMPULSO ARAUCANÍA” O CÓMO PIÑERA HARÁ NEGOCIO DEL “CONFLICTO MAPUCHE”




Tomamos el siguiente artículo publicado en Radio Kvrruf:

“El pasado martes 24 de abril en la región de La Araucanía se llevaron a cabo una serie de conversaciones y mesas de trabajo lideradas por seis ministros de estado, encabezados por Alfredo Moreno, ministro de desarrollo social. El objetivo  poner en marcha una serie de “Diálogos por la Paz” con entidades particulares y con  aquellas que se verán afectadas en su funcionamiento con la puesta en marcha del “Gran Acuerdo Nacional Por El Desarrollo y La Paz En La Araucanía”, que constará en gran medida de cinco puntos claves:
  • Modificaciones a la Ley Indígena.
  • Catastro de tierras (Colocar límites a la devolución de tierras).
  • Fomento productivo (Bajo lógica capitalista).
  • Seguridad (Profundización de la militarización).
  • Nueva institucionalidad (Administración de tierras entregadas).
* Teniendo un punto especial de fomento al fondo de víctimas del terrorismo en la región.
Hay una serie de propuestas y mecanismos que forman parte de este gran acuerdo, como por ejemplo la forma del financiamiento de una serie de proyectos estructurales que se contemplan como pavimentación de caminos rurales, mejores establecimientos rurales ya sean educacionales, de salud y públicos en general, iluminación en los lugares que aún no cuenten con suministro, acceso al agua donde se ha perdido, aguas de riego, etc. Obras todas que contemplan un especial fomento al desarrollo productivo de las mismas comunidades mapuche que hayan sido y serán, hipotéticamente “beneficiadas” con la devolución de tierras.

La forma del financiamiento de este gran acuerdo lleva por nombre Plan Impulso Araucanía y se puede leer en detalle desde la web http://planaraucania.sebastianpinera.cl/ y se encabeza éste plan con el título “Desarrollo y paz en la Araucanía y Plan Impulso Araucanía 2018-2026”.

¿En qué consiste? La verdad es que es bastante similar a otras instancias que se han presentado como garantes de un nuevo trato en la región, sin embargo pareciera ser que éste nuevo impulso, cómo le han llamado, sea la fuerza que tiene como propósito final mercantilizar por completo el territorio mapuche, haciendo a su vez, partícipe a aquellas comunidades que así lo deseen del proceso de regularización de escrituras, aislando a las que conciben la recuperación de manera autónoma (Asegurar la paz y el Estado de Derecho en la región), esto de la mano con un fomento a la productividad bajo un prisma de saqueo y capitalismo, como hace tiempo operan ONG´s  y consultoras en el territorio, ofreciendo “NO PERDER TODO”, con argumentos que engloban la inclusión de las comunidades mapuche en el mercado agroindustrial, ganadero y de turismo.

Brasil - Dias Toffoli, neófito da bolsonarad

Tendo assumido a presidência do Supremo Tribunal Federal, no dia 13 de setembro passado, o ministro Dias Toffoli marcou o evento com promessas de conciliação e os cacarejos de sempre sobre “independência” dos “três poderes” e respeito mútuos.
Palavras ao vento. No primeiro teste, deu cobertura ao ato ilegal de seu vice Luiz Fux – que suspendeu a liminar do ministro Lewandowski permitindo que o jornal A Folha de São Paulo entrevistasse Luiz Inácio, preso na Polícia Federal, em Curitiba. Tal decisão criou profunda celeuma na maior instância do judiciário brasileiro, já tão desacreditado pelos seus atos interpretativos, muito convenientes à reacionarização em marcha no país. 
Golpe militar e fascista, sim senhor!
Em uma conferência para marcar os trinta anos da já tão retalhada e conspurcada Constituição Brasileira, na faculdade de Direito da USP, Dias Toffoli aproveitou a oportunidade para expelir esta “jóia”: “Hoje, não me refiro nem mais a golpe nem a revolução. Me refiro ao movimento de 1964”. Reflexão típica emanada do aparelho judiciário oligarca de nosso país e congruente com os atos de quem, investido da presidência da mais alta Corte desta burocracia caduca, suplanta a todos seus predecessores ao “convidar” um general para assessor. Patético, porém, não surpreendente por parte de um carreirista saído das hostes petistas, metido a vestal.
De imediato recebeu o protesto através de uma nota de repúdio do Centro Acadêmico 11 de Agosto, que desencadeou uma série de repúdios de vítimas de tortura nos porões da ditadura militar fascista, de parentes de vítimas, de intelectuais e de democratas. Em artigo no jornal Folhas de São Paulo em 9 de outubro de 2018, até os conciliadores membros da Comissão da Verdade expressaram sua indignação, afirmando que “ao contrário do que Toffoli enunciou, é fato assentado documentalmente que de 1964 a 1985 prevaleceu no Brasil um regime de exceção que torturou, matou ou ‘fez desaparecer’ milhares de pessoas – dentre elas, estudantes, militantes políticos e sindicalistas”.
O artigo cita ainda números e nomes relativos aos desaparecimentos e mortes nos porões do Destacamento de Operações de Informação - Centro de Operações de Defesa Interna (Doi-Codi) e de agentes a serviço deste órgão, chegando à conclusão: “Uma onda autoritária se alastra desde o hemisfério norte, particularmente pela Europa – onde alguns partidos neofascistas e neonazistas integram as coalizões governamentais – arriscando agora assolar o Brasil”. 
Golpe militar contrarrevolucionário preventivo
Um judiciário desmoralizado, fracionado segundo os interesses dos grupos dominantes e submisso aos desígnios das Forças Armadas é tão somente parte da face medonha de um velho Estado em decomposição. Situação crítica na qual, sob a supervisão das Forças Armadas e da embaixada americana, se busca limpar a fachada do Estado na tentativa de salvar suas aparências e manter a velha ordem de uma democracia e de um “Estado de Direito” para uma minoria parasita.
Vale lembrar que, na falta da revolução democrática triunfante no Brasil, as velhas e carcomidas oligarquias dos tempos imperiais continuam mantendo e reproduzindo suas necrosadas entranhas, revestidas de pele nova das fachadas lustrosas e brilhantes das instituições de um Estado putrefato. A todo custo, em meio a mais profunda crise, a grande burguesia e latifundiários, com a pseudomodernidade do agronegócio subserviente ao imperialismo, principalmente ianque, pugnam e conluiam por salvar a velha ordem semifeudal e semicolonial. Confrontam-se os grupos de poder destas decadentes classes dominantes para decidir sob o mando de qual deles se irá reestruturar seu velho Estado, para salvar e impulsionar o capitalismo burocrático em crise geral.
Os que se deixam enganar pelas aparências e subestimam o recado dos 40 milhões que boicotaram e rechaçaram a farsa eleitoral – ficando, assim, embasbacados com uma tal onda bolsonarista, sob a qual estão parte considerável das massas revoltadas com toda esta velha ordem, porém enganadas porque ainda não veem alternativa senão a de votar em alguém que lhe aparenta ser “menos pior” – logo, logo poderão ver que tudo isto faz parte duma avassaladora e violenta rebelião popular que já está em gestação.
Tal como nas lutas dos camponeses pela terra e nas greves dos operários, empregados e servidores públicos; tal como nas manifestações de 2013 e 2014, no apoio ativo à greve dos caminhoneiros e no boicote dos 40 milhões; da mesma forma, sob esta onda eleitoral capitaneada pela reação, ainda que iludidas quanto a seu móvel e rumo, estão contingentes de massas dispostas a não aceitarem mais viver como antes. E, mais cedo do que muitos pensam e desdenham, estas massas, tais como as enganadas pelo oportunismo da falsa “esquerda” eleitoreira – reformista sem reforma alguma –, abandonarão suas ilusões e cerrarão fileiras ao lado das massas que já se levantam, cada dia mais, unidas aos que defendem a Revolução Democrática, Agrária e Anti-imperialista.
É contra esta rebelião que preventivamente se pôs em marcha o golpe militar de Estado contrarrevolucionário. Assanhada e frenética, a reação e seu golpe já surfam nesta onda. Mas ela se quebrará antes da praia.


Argentine : Affrontements et arrestations à la marche des femmes


Des dizaines de milliers de militantes féministes de différentes régions d’Argentine et d’autres pays d’Amérique latine ont défilé hier dimanche dans les rues de Trelew, dans le province méridionale de Chulut, où se termine aujourd’hui lundi La 33e Réunion nationale des femmes. La marche a parcouru 5 kilomètres, a traversé différents quartiers, avec des slogans en faveur de l’avortement légal, contre le patriarcat, pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la liberté de genre.
Des manifestantes ont attaqué des biens de l’église et du pouvoir et se sont affrontées avec la police à l’issue de la manifestation. Les forces de sécurité provinciales ont essuyé des jets de pierres et de cocktail Molotov et ont tiré des balles en caoutchouc, blessant plusieurs manifestantes. Il y a au moins 10 manifestantes arrêtées. Les manifestations des années passées avaient aussi donné lieu à de violents affrontements
Des manifestantes attaquant au cocktail Molotov la principale église de Trelew Des manifestantes attaquant au cocktail Molotov la principale église de Trelew 

Angleterre : Des antifascistes bloquent une marche de supporters d’extrême droite


Samedi 13 octobre, le groupe Democratic Football Lads Alliance, un groupe d’extrême droite avait prévu une marche dans le centre de Londres. Une contre-manifestation antifasciste s’est organisée. Parmi les 2000 contre-manifestants, il y avait la présence notable d’un nouveau groupe du supporters antifasciste le "Football Lads Against Fascism". Les antifascistes malgré une forte présence policière sont parvenus à bloquer temporairement la marche de l’extrême droite.
Antifascistes bloquant la marche des supporters d'extrême droite Antifascistes bloquant la marche des supporters d’extrême droite 

20 otcotber italy - Milan demostration- SRP italy info


Nell’ambito della Settimana internazionale di mobilitazione in solidarietà verso Georges Abdallah e tutti i prigionieri palestinesi (17-24 ottobre), il Fronte Palestina-dalla solidarietà alla lotta internazionalista, il Collettivo Contro la Repressione per un Soccorso Rosso Internazionale, il Soccorso Rosso Proletario e il Coordinamento lombardo Palestina, organizzano e invitano a partecipare a una giornata di lotta in sostegno dei rivoluzionari prigionieri Georges Abdallah, Ahmad Sa’adat e Raja Eghbarieh.

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France - Procès des frontières • 7 personnes accusées de solidarité


Le procès des frontières ! 7 personnes sont accusées d’avoir participé à la marche du 22 avril dans les Alpes (Briançon) contre Génération Identitaire. Elles comparaitront le 8 novembre, au tribunal de Gap, pour aide au passage à des personnes en situation irrégulière, “en bande organisée” et risquent 10 ans de prison. Dans le même temps, le refuge autogéré de la frontière franco-italienne “Chez Jesus” (Clavière) est menacé d’expulsion.
Organisons les comités de soutien !
Ne laissons faire ni les politiques anti-migratoires, ni la répression politique et judiciaire en cours !

Vous pouvez participer à cette vague de soutien partout où vous êtes !

• Comités de soutien : Plusieurs comités de soutien s’organisent actuellement en Suisse, France, Italie, Grèce…
• Déclarations de soutien : En France, des textes de soutien ont déjà été rendus publics par des collectifs. Vous pouvez vous y joindre…
• Venir sur place : TouTEs celles et ceux qui veulent à venir sur cette frontière, sont invitéEs, lors des rassemblements internationaux, comme les Campings Passamontagna, ou encore à tout moment.
• Le procès du 8 novembre à Gap : Beaucoup de villes s’organisent pour des départs collectifs ce jour là.
• Rester connectéEs : C’est aussi possible d’adresser des listes de diffusion pour celles et ceux qui souhaitent rester informéEs. Contactez :  mars3plus4debriancon@riseup.net

Message de Mariam Sankara à l’occasion de la commémoration du 31ième anniversaire (15 octobre 1987) de l’assassinat du Président Thomas Sankara

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis,
Le 31ième anniversaire de l’assassinat du Président Thomas Sankara intervient dans un contexte où les Burkinabè sont particulièrement préoccupés par l’insécurité qui prévaut dans le pays. Ils espèrentaussi, entre autres, la réconciliation de toutes les filles et de tous les fils du Burkina Faso après la résolution des litiges politiques en cours.
Parmi ces litiges, il ya l’affaire Thomas Sankara et ses compagnons. La plainte relative à l’assassinat du Président Thomas Sankara a été déposée en 1997. Après le déni de justice que ce dossier a connu au Burkina Faso sous Blaise Compaoré, il a fallu attendre l’insurrection des 30 et 31 Octobre 2014 pour qu’il soit réellement ouvert en 2015 par les autorités de la transition.
Un juge, nommé dans le cadre de cette affaire, a procédé à l’identification des corps.  Plusieurs personnes ont été auditionnées : des témoins et des présumés coupables dont certains sont incarcérés.  Des personnes ont également été auditionnées en dehors du Burkina.
Ce juge a par ailleurs demandé à la France, la mise en place d’une commission rogatoire et la levée du secret-défense sur l’assassinat du Président Thomas Sankara.
Le Président Macron a respecté son engagement – pris publiquement lors de sa visite officielle au Burkina Faso – en donnant une réponse positive aux requêtes du juge burkinabè. Actuellement, la commission rogatoire a été mise en place en France et un juge a été nommé à cet effet. Le secret-défense a été levé en ce qui concerne les archives classifiées sur l’assassinat du Président Sankara. Nous osons espérer que l’ensemble de ces archives seront mis à la disposition du Burkina. Mais surtout, que le juge y trouvera les informations qui lui permettront d’avancer dans son travail.
Je profite de cette occasion pour remercier toutes les militantes, tous les militants et toutes les personnes au Burkina, en France et ailleurs qui ont contribué à la défense de ces requêtes.
Outre l’Affaire Sankara, il est nécessaire que la lumière soit faite sur les dossiers conflictuels en cours  à savoir: l’affaire Norbert Zongo, les victimes de l’insurrection,le putsch de septembre 2015 et bien d’autres dossiers. Le traitement de ceux-ci va permettre au pays de passer à la réconciliation et ce, d’autant plus que le Burkina vit une période d’insécurité à laquelle tous les citoyens burkinabè doivent faire face.
En effet, depuis 2016, notre pays connaît une période d’instabilité marquée par des attaques terroristes. Cette situation d’insécurité couvre presque tout notre territoire ainsi que les pays de la sous-région. Elle affecte particulièrement le développement du pays : l’éducation, la mobilité interurbaine et inter-régionale, etc. Elle brise des vies entières et sème la désolation dans les familles des victimes auxquelles nous nous devons de manifester toute notre solidarité, notre reconnaissance  et notre compassion.
Face à cette situation, les Burkinabè doivent rester unis et se lever tous ensemble pour la défense de leur patrie. Il faut qu’ils viennent à bout des menées terroristes qui proviennent de l’intérieur et de l’extérieur. Car sans la paix, notre démocratie obtenue de haute lutte, notre économie et notre vivre ensemble sont menacés.
En tant que burkinabè, nous pouvons certes avoir des divergences politiques, mais nous ne saurions être des ennemis. Nous devons rester soudés lorsque l’existence même de notre pays ainsi que nos vies sont en danger.
Défendre notre patrie, c’est soutenir les forces de défense et de sécurité. Il faut que soient mises à contribution les communautés locales : les confessions religieuses, les responsables coutumiers et la société civile.  Et si cela est nécessaire, prendre nous tous les armes. Comme le disait le Président Sankara,  «un militaire est un civil en mission et un civil est un militaire en permission ». Aujourd’hui, il s’avère que la formation militaire, instaurée pendant la révolution est une nécessité.
Plus que jamais, la devise de la révolution du 4 Août 1983 à savoir, « la patrie ou la mort nous vaincrons » a du sens ; ce  n’était pas un vain mot. Notre survie dépend de nous-mêmes. La souveraineté de notre pays passe avant toute autre considération. Toute forme de soutien à nos forces de défense et de sécurité s’impose pour neutraliser les terroristes. Nos aïeuls nous ont laissés un pays dont nous sommes fiers. Il est important que nous le protégions, que nous le laissions tout entier et en harmonie, pour le bien être des générations futures.
La patrie ou la mort nous vaincrons !
Madame Mariam Sankara
Montpellier, le 15 Octobre 2018

Monday, October 15, 2018

The US-Led Genocide and Destruction of Yemen

Photo: WhatsuPic, “Expanded War, Hunger, Disease, Death i n Yemen, No Big DEal to US”
“Only God can save our children”, say Yemeni fathers and mothers as they can do nothing but watch their children die, try to comfort them in their final agonizing hours, and pray for God to spare them from death. The fathers and mothers watch and pray, as one by another their children die from cholera, dehydration and starvation.

Biqdad, nine, and Mariah, two, are receiving treatment for cholera in the state-run Al-Sabeen hospital in Sanaa, Yemen. (MEE/Mohammed Hamoud)
Where is God? He cannot get through the total US blockade of Yemen to save the children. A cholera epidemic is a man-made disaster. Since 2015 the cholera epidemic has been spread by biological warfare against Yemen. US bombs dropped by Saudi pilots destroyed Yemen’s public water and sewage systems. The parts, chemicals and fuel to operate Yemen’s water purification and sewage plants are blockaded. Potable water, cholera vaccine, and even individual water purification tablets cannot get in.
The sewage from non-working treatment plants overflows into streams that run onto agricultural land, thus contaminating vegetables before they go to market. Sewage flows into the cities, residential areas and the refugee camps. Flies swarm over the sewage and spread cholera everywhere. The International Committee of the Red Cross, the Red Crescent, and Doctors Without Borders; hospitals, clinics and disaster relief organizations, and human rights workers have been deliberately bombed.

[Sanitation problems, as well as a shortage of medicine and supplies have pushed the number of cholera cases in Yemen. Photo by Yahya Arhab/EPA]
The US dominated United Nations adds a fig leaf of legality to the blockade, and a one-sided weapons embargo against Yemen. To ask why there is no UN arms embargo against Saudi Arabia is, of course, a rhetorical question.
The UN wrings its hands about a humanitarian crisis, and the worst cholera epidemic in human history. The UN does nothing to stop the US-led Saudi genocide and destruction of Yemen, and it puts out knowingly phony underreported numbers of the civilian deaths. The UN is not an honest broker.
The former US ambassador to the United Nations Nikki Haley threw a temper tantrum when the UN dared to even voice mild criticism against the US, when it moved its embassy to Jerusalem. She spoke of the UN “disrespecting” the US, and she threatened financial retaliation against the UN and countries that voted contrary to US wishes.

President Donald Trump cut funding to humanitarian UN agencies, did not try to stop Israel from gunning down thousands of unarmed Palestinians, withdrew the US from the UN Human Rights Council, and thumbed his nose at the UN International Court of Justice. Trump’s national security adviser John Bolton said that the US plans on withdrawing from more treaties that are the foundation of international law.
The US dominated United Nations adds a fig leaf of legality to the blockade, and a one-sided weapons embargo against Yemen. To ask why there is no UN arms embargo against Saudi Arabia is, of course, a rhetorical question.
In other words, Bolton is confirming that the US is a rouge state; it makes a mockery of the United Nations. From the beginning of the Bush-era War on Terror, the US showed contempt for the Geneva Conventions. Obama too violated customary international law with impunity. Obama assassinated US citizens, droned Afghan wedding parties and funerals, and destroyed Libya. He invaded Syria in an illegal war of aggression. Obama was really good at killing. He allegedly said so himself.
Purposely causing a cholera epidemic is biological warfare. Yemen is not an unprecedented case of US use of biological-chemical warfare. During the 1950’s Korean War the US was accused convincingly of biological warfare. In the Vietnam-American War the US sprayed millions of gallons of Agent Orange, which poisoned the soil, rivers and people. Agent Orange, 40 years later is still “causing miscarriages, skin diseases, cancers, birth defects, and congenital malformations”.

The US contaminated Bosnia, Afghanistan, and the Middle East with so-called depleted uranium. Depleted uranium can cause cancer, birth defects, and as yet other unknown health effects. The US knows it. It has put out a health warning to US Iraq war veterans.
In 1995, Madeleine Albright was interview by Lesley Stahl on the TV show “60 Minutes”. That interview should live in infamy in a hall of shame for eternity. Stahl asked Albright if the death of over 500,000 Iraqi children caused by US sanctions was “worth it”. Albright’s answer was, “I think this is a very hard choice, but the price–we think the price is worth it.” (Whoever the “we” is, Albright did not elaborate.) It is now known that “we” purposely used biological warfare to kill those 500,000 Iraqi children.


How many more children did Albright, the Bill Clinton administration and “we” continue to kill because “we” thought it was “worth it”? Hundreds of thousands, according to a study of the partially declassified Defense Intelligence Agency document “Iraq Water Treatment Vulnerabilities”. The partially declassified document was discovered in 1998 on an official website of the Military Health System. In 2001 the Association of Genocide Scholars released the study referred to above: The Role of “Iraq Water Treatment Vulnerabilities” in Halting One Genocide and Preventing Others.
During the 1991 First Gulf War the US purposely targeted all of the water purification plants and sanitation works in Iraq, which is itself a war crime. The “Iraq Water Treatment Vulnerabilities” document produced by the US Department of Defense and implemented in1991, was continued under President Bill Clinton. Even after Albright’s admission on “60 Minutes” that the US sanctions regime had killed 500,000 Iraqi children, “we” continued the draconian embargo of water purification equipment.
The Department of Defense and Madeleine Albright’s “we” knew that without potable water that the rate of waterborne diseases, such as cholera, would sicken and kill hundreds of thousands of Iraqis. Depriving an entire population of the essentials of life is genocide, and it is a violation of the Geneva Conventions. Degrading of the water supply to knowinglu cause epidemics, such as cholera, is biological warfare.
Economic sanctions and trade embargos are barbaric siege warfare against civilian populations. There is no way to pretty them up as surgically targeting a regime or being humanitarian. Now think about Cuba, Iran, Venezuela, Syria, Burma and, Côte d’Ivoire that are suffering under a US embargo today.
The “Iraq Water Treatment Vulnerabilities” document reveals the diabolical intention of a sanctions regime, even when authorized by the UN. It is for these and other reasons that The International Committee of the Red Cross has often raised concerns, including concerns about UN authorized sanctions regimes. Not even the UN has the authority to violate the Geneva Conventions, and the UN oversteps its authority when it does so.
The US has also overstepped the UN’s authority against Yemen, by imposing a total blockade. Hundreds of children are dying every day in Yemen. Tens of thousands of civilians have died from starvation, disease and the lack of medicine. Twenty million human beings are starving to death in a famine caused by the US, and its proxy, the so-called Saudi coalition.
For three years, starting with the Obama administration the US has been passing Saudi Arabia the bombs, ammunition, fuel, and most importantly it is the US military at the command and control center of the war. Other war-profiteering countries, such as the UK, EU countries, and Canada have their hands dripping with the blood and cholera infected feces of Yemeni children, too.

[Photo: Nora Al-Alwaki, an American citizen killed by Navy SEALs when they raided her Yemeni village on January 29, 2017.]

US Special Forces, Seal Team 6, and the CIA carry out night raids and assignations, such as the one that killed 8 year old Nora, pictured above. She was an American citizen who lived with her grandparents in a Yemeni village.
Nora was the daughter of Anwar al-Awlaki, who was the first known American citizen to be executed by the US without due process. A week later his 16 year old son, Abdulrahman al-Awlaki was assassinated by a US drone. Barack Obama carried out those killings in 2011. It was also Obama that planned the raid in which Nora was killed by Trump on February 1, 2017.
I don’t believe it was a coincidence. When Obama’s press secretary Robert Gibb was asked why 16 year old Abdurahman was killed, his answer was that his crime was that he “should have had a more responsible father”. Was that Nora’s “crime” too?
The war against Yemen is another dirty war like Iraq was. It is an ‘all but in name only’ a US genocide-scale slaughter of civilians and the destruction of a country. The Kingdom of Saudi Arabia and its so-called coalition are the US proxy that pays for the bombs and drops them. It is the US that picks out the targets, from back at the command and control center.

The complicit mainstream media tries hard to sell the people the idea that the US imperial military is actually engaged in worthwhile missions. Here’s what the moral imbeciles at CBS came up with, the glorification of SEAL teams.
Most of the ground fighting inside Yemen is caused by an invasion of US, Saudi and UAE sponsored Salafists terrorists, mujahideen, al-Qaeda, Muslim Brotherhood, and Blackwater (rebranded Academi) US, Somalia and South American mercenaries. Saudi-backed terrorists are attacking in the north, while UAE-backed terrorist attack in the south. Saudi-backed terrorists are fighting UAE terrorists. Saudi Arabia has put a blockade on Qatar, in a squabble over Yemen.
The de facto government of Yemen is the leadership of the Houthi Movement, named after its charismatic founder Hussein Badreddin al-Houthi. The Houthi Movement is backed by Yemen’s military units, security forces and a broad base of the Yemeni people, including many Sunnis. That is not to say that Yemenis do not have many differences. They do, but when their common self-interests are at stake, they do come together, despite their differences.
There are some internal groups opposed to the Houthi Movement and they are collaborating with the Saudi and UAE terrorist groups, but this is not a Sunni vs. Shia war. Nor is the war a proxy war between Saudi Arabia and Iran, as the corporate mainstream media monopoly would have the US public believe.
The Zaydi Shia that makes up about 42% of Yemen’s population is closer to Sunni Islam than they are to the Shia branch of Islam in Iran. The Zaidi-led Houthi Movement “have not called for restoring the imamate in Yemen, and religious grievances have not been a major factor in the war”, according to Al Jazeera. Rather, the Houthi Movement has been primarily economic, political and regional in nature.
There is a separatist movement in what was once South Yemen, which until 1990 was a separate communist country: The Democratic Republic of Yemen. Before unification North Yemen was the Yemen Arab Republic. In the power struggle that followed unification the south lost power and patronage. The UAE is backing a southern separatist group, the Southern Transitional Council, which also opposes Hadi and Saudi Arabia. As mentioned, Saudi backed terrorists are fighting UAE-backed terrorists.
The US, KSA and the UN try to pass off the “internationally recognized legitimate government of Yemen” as if it were Abdrabbuh Mansour Hadi. Hadi was the president of an interim government of Yemen from 2012 to 2014. Hadi fraudulently overstayed his term when it expired in 2014.
Hadi was forcefully removed from office by the Houthi Movement, and a broad base uprising of the Yemeni people. Hadi resigned his office and fled to Saudi Arabia. The US, KSA and the UN use Hadi as a figurehead to add a fig leaf of legality to the illegal US-led war of aggression against Yemen.


There is little if any evidence that Iran is providing the Houthi Movement with weapons, materials or fighters. Look at the map. How would Iran be able to get past the total US blockade, even if it wanted to. Iran has its hands full with its (legal) support of its ally Syria. Iran is struggling with its own economic crisis caused by the illegal US economic sanctions regime, re-imposed by the Trump administration.
When the US was pressed for hard evidence to back up its allegations that Iran was involved in Yemen, the best that the former UN ambassador Nikki Haley could do was come up with a few missile parts. The UN dismissed Haley’s show as having “no evidence as to the identity of the broker or supplier.” Iran has denied involvement in Yemen, and rejected the US’s claims as unfounded, and Iran further added:
“These accusations seek also to cover up for the Saudi war crimes in Yemen, with the US complicity, and divert attention from the stalemate war of aggression against the Yemenis.”
Yemenis, regardless of religion, region or tribe are fiercely nationalistic, and they are nobody’s puppet. They resent attempts by foreign invaders to dominate them. Yemen, like Afghanistan, is a graveyard where empires come to die. The Saudis and the UAE are leaning it the hard way.
The US is like a zombie empire that never dies in an empire graveyard. Instead when faced with humiliation and defeat, the US totally destroys its antagonist from the air, as it did Iraq, Libya and Syria. The US shows no mercy for the civilian population. The US destroys civilian infrastructure, blockades food, water and medicine. It targets the people with cluster bombs and white phosphorus; and the US poisons their water, soil and air with biological, chemical and radioactive weapons.
[Photo: Minn Post, “Secretary of State Hillary Clinton with Libyan soldiers upon her departure from Tripoli in Libya on October 18, 2011.]
As with Iraq, Libya, and Syria and with so many other small countries that the US declared to be its enemy, Yemen poses no threat to the US national security. So why does the US destroy small countries, and why is the US destroying Yemen?
In the 1990’s with the collapse of the USSR, the US set out to build an empire to dominate the world, and it made no secret of it. The US plan for world domination has gone by different names, such as the Wolfowitz Doctrine, the Project for a New American Century (PNAC)Full Spectrum Dominance, the Indispensable Nation, American Exceptionalism, New World Order, and more subtly the role of US World Leadership.
Whatever name US world domination goes by, it is all the same. The US considers itself above international law, customary moral behavior and believes it alone has the right to pursue whatever it thinks is in its self-interest politically, militarily and financially. If the US were a person, it would be diagnosed as a psychopath, with no conscience, no empathy, and no remorse; aggressive, narcissistic and a serial mass murderer.
Yemen is often scripted by the corporate-government mainstream media as “the poorest country in the Middle East”, as if it has no wealth that anybody could possibly want. The people of Yemen are poor, but Yemen is rich in oil, pipeline routes, gold, minerals, agriculture, fishing, state owned enterprises, desirable real estate, finance, and its geography gives Yemen great potential for tourism.
Yemen’s 30 million people are both a potential source of cheap labor and a potential market for the products of US global corporations. Yemen is strategically located at the Bab-el-Mandeb strait, through which 1.4 billion barrels of oil pass every day. For millennium Yemen was a center for trade.
The US covets Yemen’s wealth and its strategic location as part of the neoliberal New World Order. The US vision of the New World Order is a world dominated by US global corporations, US financial institutions and wealthy US family dynasties.
US foreign policy is shaped by special interests, monopolies and their political action committees (PACS), such as those of weapons manufacturers, financial institutions, pharmaceutical companies, and agri-business. Foreign countries such as Israel and Saudi Arabia also have powerful lobbies that can manipulate US foreign policy to their advantage. US foreign policy has little to do with the interests of the average US citizen.


Yemen is the southern neighbor to the KSA, and the Saudis want a corrupt, compliant and passive government in Yemen. The KSA has expanded its border to encroach on Yemen’s northern borderlands, which is the birthplace of the Houthi Movement. The Saudi dynasty also fears an independent Yemeni people that might influence the oppressed people of the Saudi Dynasty. The KSA is a powder keg for an uprising of the people, they are ready to explode.
The KSA uses extremist Wahhabi Islam as a political subterfuge to recruit jihadist, terrorists, and to spread Saudi influence throughout West Asia, Africa and beyond. International terrorism has been a joint venture of the US, Saudi Arabia and other Gulf Cooperation Council (GCC) member states. All the GCC states: KSA, UAE, Bahrain, Oman, and Kuwait are theocratic monarchies. That says volumes about US values for democracy and human rights.
The US has a long history of coveting the wealth of Yemen. In the mid-1980s the Bush family and their Texas oil buddies at Hunt Oil invested in Yemen’s oil-rich Marib Shabwa basin. Bush obtained for Hunt Oil the rights for future exploration. Deviously, the former director of the CIA and then Vice President Bush arranged for Iraq’s Saddam Hussein to finance the Bush-Hunt investments in Yemen. A few years later Bush “repaid” Saddam’s loan with Shock and Awe.
Since 2015 the US has been protecting the Bush family’s investments in Yemen, global corporations, neoliberalism and the vision of a New World Order. The people of Yemen have been starch opponents of neoliberalism and like their old world order. They rebelled against the 33 year rule of Ali Abdullah Saleh for selling out Yemen to neoliberalism, and then the people rebelled against the interim government of Hadi for his fire-sale privatization scheming with the neoliberal empire.
The US beneficiaries of neoliberalism were not happy when their benefactor Hadi was deposed by the Houthi Movement. Nor was Saudi Arabia, which had been trying to exploit Yemen for decades. The vultures of the other GCC countries started circling Yemen in the hope of picking at its corpse too.
The US is providing the GCC with the Shock and Awe to kill the prey, and the US does not care if it kills 22 million people in the process of looting Yemen. It is the US that is providing the bombs. The Saudi-led coalition of the GCC is just the delivery boys.
To summarize, there is no civil war in Yemen. Iran is made the scapegoat for a US-led illegal war of aggression. Saudi Arabia and its coalition of Gulf Cooperation Council (GCC) are headquartered in Riyadh, Saudi Arabia. The GCC is made up of the Kingdom of Saudi Arabia, Bahrain, Oman, and the United Arab Emirates. They are all monarchies. The US hopes to walk off with Yemen’s main prizes, and the KSA, UAE and Qatar are already fighting each other over the crumbs. The lives of 22 million Yemeni people are hanging by a thread, because of a US blockade of food, water and medicine. The US is the cause of the worst cholera epidemic in history. It is biological warfare and genocide.
David William Pear, currently serving as a senior contributing editor, is a progressive columnist writing on economic, political and social issues. David is a Senior Contributing Editor of The Greanville Post (TGP) and a prior Senior Editor for OpEdNews (OEN) for four years 2014 to 2018, and he is still a “Trusted Writer” for OpEdNews. David has been writing for The Real News Network (TRNN) for over 10 years, and has been a long-term financial supporter.  His articles have also frequently appeared in online publication of Off Guardian, Global Research, Consortium News, Russia Insider, Pravda Report, Unz Review, The Intercept, American Herald Tribune, and many other publications. David has also been interviewed on live radio and television on several occasions. Interviews include Revolutionary Radio Tampa, China Rising Radio, and Press TV. David is a member of Veterans for Peace, Saint Pete (Florida) for Peace, CodePink, and the Palestinian-led non-violent organization International Solidarity Movement.
In 2017 David spent 3 weeks in South Korea researching the Korean War of 1950 to 1953, and he has written extensively about Korea. In 2016 David spent 10 weeks in Palestine with the non-violent group International Solidarity Movement and volunteered to work with the Israeli human rights group B’Tselem. David returned to Palestine for 10 days in March 2018 to express solidarity with the Palestinian people, who are suffering unjustly and inhumanely under Israel military occupation since 1967.  In February of 2014 David was part of a CodePink people-to-people delegation to Cuba, and in 2016 David was part of a CodePink solidarity delegation to Palestine. David frequently makes research and people-to-people trips to Russia as a private citizen.
Originally published in the Greanville Post