Les difficultés de l’armée d’invasion au Liban
Le
26 mars dernier, le chef d’état-major de l’armée d’occupation sioniste,
le général Eyal Zamir, a déclaré sur la chaîne Kan News, à propos de la
tentative d’invasion du Liban, : « Nous avons besoin de plus de soldats. Si aucune solution n'est trouvée, l'armée s'effondrera de l'intérieur. ». Même
s’il s’agit peut-être d’un coup de billard à bandes pour mettre la
pression sur Netanyahu qui, pour le moment, refuse l’enrôlement forcé
des « juifs orthodoxes », le propos est révélateur des difficultés
rencontrées par les envahisseurs sionistes, n’ayant alors déclaré que
deux morts et en sont à cinq aujourd’hui, officiellement. La Résistance
libanaise annonce avoir touché près d’une centaine de chars Merkava, le
plus souvent avec des drones. Comme cela avait déjà été le cas lors de
la précédente offensive, il y a un an, les envahisseurs rencontrent une
résistance qu’ils n’avaient pas envisagée, dont la maîtrise du ciel ne
suffit absolument pas à les protéger.
Le vote de la Knesset, mettre par écrit ce qui existait déjà
Par
62 députés contre 48, la Knesset a voté lundi 30 mars une loi
instaurant la peine de mort pour les Palestiniens, pourvu qu’on leur
attribue le qualificatif de « terroristes ». Le cadre général de la loi
prévoit que toute personne « qui cause intentionnellement la mort
d'une (autre) dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident
israélien, avec l'intention de mettre fin à l'existence de l'Etat
d'Israël, sera condamnée à mort ou à la prison à perpétuité ». Mais, concernant les Palestiniens de Cisjordanie occupée, le
texte prévoit que la peine capitale soit la sanction par défaut si
l'homicide est qualifié d'acte de terrorisme par la justice militaire
israélienne. Les « démocrates » des pays impérialistes occidentaux
poussent des cris d’orfraie. Les ministres des Affaires étrangères
d’Allemagne, du Royaume Uni, de France et d’Italie ont appelé la Knesset
le 29 mars au renoncement d'un projet susceptible de « remettre en cause les engagements d'Israël en matière de principes démocratiques ». Si le texte, très bref, évoque « le caractère discriminatoire, de fait »
du texte, il n’en dit pas plus, le mot tabou « Palestiniens » ne figure
bien entendu pas dans leur déclaration. Ces gens se couvrent a minima,
tout en sachant ceci, tant qu’ils ne décideront pas de sanctions, les
sionistes les écouteront poliment et feront ce qu’ils ont décidé. La
sphère « sioniste de gauche » voire « sioniste pas d’extrême-droite »,
en France de Horvilleur à Glücksmann, y va de sa condamnation, sans
grande fermeté tout de même.
Tout
ceci fait partie d’un même mensonge. Depuis des années, l’État colonial
sioniste détient arbitrairement des Palestiniens kidnappés, les enferme
sans jugement, les torture et les tue, sans que toutes ces bonnes âmes
n’aient pensé à dire un mot de réprobation. Cette loi est juste
significative du fait que les dirigeants sionistes se pensent, et la
réalité leur donne raison, intouchables. En réalité, l’État colonial
sioniste n’a, objectivement, aucune raison d’en rabattre puisque les
impérialistes occidentaux sont derrière lui et le laissent agir à sa
guise, passées les déclarations d’intention. Cette loi ajoute un plus
cynique. L’entité sioniste assume devant le monde entier qu’elle est une
vaste entreprise génocidaire.
Tous les colons sont pour la guerre d’agression
Dans un article publié par le Monde Diplomatique, titré « le bellicisme comme ciment social »,
le journaliste de Haaretz Gideon Lévy revient sur l’immense adhésion
des citoyens « israéliens » (pour l’essentiel des colons venus d’Europe)
à l’agression impérialiste contre l’Iran. Il nous dit, entre autres « Les
Israéliens juifs soutiennent à 93 % l’action militaire contre l’Iran
[…] Aucune société démocratique ne peut trouver en son sein une telle
majorité sur une question aussi importante. Cela contredit l’idée même
de pluralisme dans une société libre. C’est un chiffre effrayant, qui
nous en apprend beaucoup sur l’état d’esprit en Israël, mais guère
surprenant. ». Un peu plus loin, il détaille : « Ceux qui n’ont
cessé de manifester ces dernières années contre le gouvernement
Netanyahu le plébiscitent docilement dès qu’il s’agit de guerre. Les
pilotes qui menaçaient de refuser de servir dans l’armée de l’air
partent joyeusement en mission de bombardement à des milliers de
kilomètres de leur pays, sans aucune hésitation. A notre connaissance,
aucun pilote n’a refusé de voler, aucun technicien n’a refusé d’armer
les avions. Un chœur unanime se fait entendre en soutien à une guerre
dont personne ne sait comment elle finira. ». Enfin, pour clarifier les choses : « Aucun
des objectifs assignés à cette guerre ne semble être atteint. […]
Pourtant, après deux semaines vécues dans une absurde réalité, faite de
menaces et de confinements, aucune ébauche de remise en question de
cette guerre n’émerge dans le discours public. ».
Il
en est de la guerre d’agression impérialiste comme du génocide des
Palestiniens : les deux se font avec l’assentiment massif de la
population coloniale. Nous avons, là encore une preuve comme quoi le
sionisme dans son ensemble qui est bien meurtrier, colonialiste et
impérialiste et que la solution passe obligatoirement par le
démantèlement de cet État génocidaire.
En France, répression, censure et lavage de cerveaux
La
répression d’État continue de battre son plein en France, grâce à son
principal acteur, la magistrature. Les jugements se suivent et se
ressemblent. Après Alex, voici Olivia Zemor, présidente d’Europalestine,
qui est condamnée en première instance à 24 mois de prisons avec sursis
et 5 ans inéligibilité. La justice de classe a clairement pris la tête
de la répression d’État. Le projet de loi Yadan sera en débat les 16 et
17 avril à l’Assemblée. C’est un projet scélérat. Mais, même sans cette
loi, la répression bat son plein, exclusivement contre ceux qui
promeuvent la libération nationale de la Palestine ou qui dénoncent le
caractère colonialiste de l’entité sioniste.
Le vade-mecum du ministère de l’éducation nationale
Parallèlement,
tout est fait pour écarter les pensées anticoloniales et formater les
esprits, notamment à l’École. C’est ainsi que le ministère de
l’éducation nationale vient d’adresser à ses personnels un vade-mecum
concernant officiellement l’antiracisme, l’antisémitisme (les deux sont
distincts) et la lutte contre toutes les discriminations. L’opus a été
rédigé en commun par les hauts bureaucrates du ministère et
particulièrement la Délégation interministérielle à la lutte contre le
racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) et le Conseil
des Sages de la laïcité. Dans la courte présentation du vade-mecum, le
ministre Geffray nous dit sans ambages à quoi est destiné véritablement
cette entreprise : « Pourtant, depuis quelques années, et plus
particulièrement depuis le 7 octobre 2023, les actes racistes et
antisémites qui sont des délits, voire des crimes, se multiplient dans
la société et à l’École. Ils trouvent dans les réseaux sociaux une
caisse de résonance, particulièrement auprès des jeunes. ». Le
danger, ce sont les dénonciateurs de l’État colonial sioniste et les
informations sur le sort des Palestiniens, tués par les media, mais
diffusées sur les réseaux sociaux. Nous allons regarder un peu de quel
bois est fait cet arbre de la connaissance définie par la Grande
Bourgeoisie.
Ce qui y est dit de l’antisémitisme
A
propos de l’antisémitisme, le texte insiste d’abord sur le fait que ce
n’est pas un racisme comme les autres. Sans le dire explicitement, il
postule qu’il serait, quelque part, plus « grave » que les autres : « L’antisémitisme
relève du racisme, puisqu’il stigmatise un groupe humain, mais possède
également certaines caractéristiques qui le distinguent des autres
formes de racisme du fait de sa longue histoire, de ses mutations
passées et récentes et de sa plasticité. Ses multiples dimensions
rendent sa définition difficile, alors même que sa persistance et ses
multiples résurgences la rendent nécessaire. Un effort en ce sens a donc
été fait sur le plan international. ». Notons ce qui caractérise
l’antisémitisme, ’c'est qu'l s’agit d’un racisme occidental, forcément
puisqu’il émane des impérialistes dominants, mais à l’encontre
d’occidentaux et c’est cela, la donnée particulière. Ce qui permet de
nous présenter comme idoine la définition de l’IHRA (Alliance
internationale pour la mémoire de l’Holocauste), adoptée seulement par
31 pays. Le parlement européen, Macron au dîner du CRIF en juillet 17,
deux résolutions « contre l’antisémitisme » adoptées en décembre 2019 et
en octobre 2021 approuvent cette définition et invitent le gouvernement
à la diffuser, notamment, auprès des services éducatifs. Or, cette
définition est contestée car utilisée par l’entité sioniste pour
empêcher toute critique à son encontre. En réaction à la définition de
l’IHRA, l’institut Van Leer de Jérusalem a produit, en 2020, une
déclaration coordonnée par huit spécialistes internationaux et signée
par 200 universitaires, experts de la discipline, qui dénie toute
validité à la définition de l’IHRA, mais le vade-mecum n’en dit mot.
Afin
de bien comprendre ce que signifie la « lutte contre l’antisémitisme »
du ministère et de l’État en général, regardons, en particulier, trois
exemples relèvant de « l’antisémitisme », fournis par le texte du
ministère. Nous avons : « le refus du droit à l’autodétermination
des juifs, en affirmant par exemple que l’existence de l’État d’Israël
est le fruit d’une entreprise raciste » ; « le traitement
inégalitaire de l’État d’Israël, à qui l’on demande d’adopter des
comportements qui ne sont ni attendus ni exigés de tout autre État
démocratique » ; et « l’établissement de comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des nazis ».
Ces extraits insupportables de la définition nous disent bien que le
soi-disant antisémitisme n’est qu’un prétexte pour défendre le
prolongement organique de l’impérialisme occidental et l’entreprise
sioniste lui servant de support idéologique. L’existence de l’État
colonial sioniste est bel et bien une entreprise raciste puisqu’elle
postule l’idée d’occuper un territoire où vivent des habitants depuis
des millénaires et de les chasser ou les tuer pour se substituer à eux.
En quoi est-ce contradictoire avec « l’autodétermination des juifs » ?
Le concept même est ambigu, d’ailleurs, il serait plus juste de parler
de « l’autodétermination des ashkénazes », car, rappelons-le, il
n’existe pas de peuple juif, mais des peuples juifs. Le deuxième exemple
sert à marteler la vision victimaire de l’État colonial sioniste, « le seul occupant qui se dit victime et même la seule victime »,
selon les mots de Gideon Lévy évoqués plus haut. Le troisième vise à
empêcher l’écroulement d’un pan entier de la propagande sioniste :
l’entité sioniste bâtie par et pour les survivants de l’Holocauste,
alors que c’est un mensonge : la Haganah et la Histadrout,
respectivement milice armée et « syndicat » des sionistes en Palestine,
ont été créées en 1920, bien avant la nuit de cristal, par des émigrants
européens présents depuis près de vint ans sur le sol palestinien. Pour
la Parti Révolutionnaire Communistes, cette censure doit être rejetée,
nous continuerons à dire que, dès le départ, le projet sioniste est
colonial et raciste, sa mise en œuvre l’est tout autant, que l’entité
sioniste n’est pas une victime mais un multi agresseur et le traitement
de Gaza n’a rien à envier à celui du ghetto de Varsovie.
Sur le chapitre « antisionisme et antisémitisme »
Le but fondamental de l’entreprise de censure et de lavage de cerveau est clairement expliqué dans ce passage : « Il
s’agit de distinguer ici la critique de la politique menée par l’État
d’Israël de la remise en cause de son droit à l’existence. ».
Sous prétexte d’explications historiques, le texte reprend la rhétorique de la propagande sioniste. On peut y lire: « le sionisme désigne le projet, porté par le mouvement d’émancipation national juif de création d’un État pour les juifs »
sans préciser que l’État en question est envisagé hors d’Europe, où
vivent les ashkénazes depuis des siècles, ni que des mouvements
d’émancipation existaient. D’ailleurs, l’opposition juive au sionisme
est présentée à travers le texte comme « non-sionisme »
occultant l’existence et les bagarres du Bund voulant que les ashkénazes
restent en Europe et obtiennent leur place à égalité avec les autres.
Notons enfin cet extrait : « Il y a également un antisionisme arabe,
qui s’exprime en Palestine au temps du mandat britannique, hostile à
l’implantation juive en Palestine et à la perspective de création d’un
État juif, avec par exemple la grande révolte arabe de 1936-1939 visant à
la création d’un État arabe en Palestine. ». Ce passage se
caractérise par l’absence de deux mots : « colonialisme » pour
caractériser l’installation des émigrants européens en Palestine, et
« palestinien » pour caractériser l’État voulu par la Grande révolte.
L’utilisation du mot « arabe » à la place de « palestinien » est un
point fort de la propagande sioniste visant à nier l’existence du peuple
palestinien.
Enfin la conclusion tombe comme un couperet : « Plus
de soixante-quinze ans après la création d’Israël (1948),
l’antisionisme, s’il devait se réaliser, impliquerait la destruction de
cet État et donc l’expulsion ou l’élimination des juifs de la région. ».
La perspective, ayant été celle des Résistants palestiniens depuis les
débuts de leur organisation, d’un État unique laïque est cachée. La
possibilité que l’État colonial sioniste soit démantelé en tant qu’État
colonial et raciste sans pour autant chasser les descendants d’Européens
qui voudraient rester en renonçant à leur statut de colon, n’est, bien
sûr, absolument pas évoquée.
A propos du génocide des Palestiniens
La
ligne est claire, nier le génocide : « La Cour pénale internationale
(CPI) a accusé le 21 novembre 2024 le Premier ministre israélien
Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Yoav Gallant de "crimes
de guerre" et de "crimes contre l’humanité", mais pas de "crime de
génocide". Le 16 septembre 2025, une commission d’enquête internationale
indépendante, établie par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU,
affirme dans son rapport que des actes génocidaires auraient été commis.
Cette commission n’est pas une instance juridique de l’ONU, son rapport
est cependant une contribution aux enquêtes sur lesquelles pourra
s’appuyer la justice internationale. ». De quoi est passible celui ou
celle qui utiliserait le mot « génocide » en classe ? Ce n’est pas dit
dans la chanson. La ligne de négation du génocide s’appuie encore une
fois sur la rhétorique sioniste disant qu’il faudrait des conclaves ou
des conciles de spécialistes afin de pouvoir avancer le terme de
génocide. Il n’en est rien. Les limites définies par les éléments mêmes
du pseudo « droit international » sont d’ores et déjà franchis par
l’entité sioniste. Quiconque est de bonne foi peut les reprendre et le
constater. Donc, là encore, le but du ministère de l’E N n’est rien
d’autre hormis venir au secours de l’État colonial sioniste.
Par
ailleurs, dans des fiches mettant en scène des situations possibles, au
chapitre des « contestations orales de contenus d’enseignement », voici
ce qui est illicite : « Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, un élève nie le caractère terroriste de crimes commis contre des civils juifs. ».
Le choix est double : parler de « conflit israélo-palestinien » et non
de « guerre coloniale » (On n’attendait certes pas la guerre de
libération nationale) ; ce qui induit une fausse caractérisation de la
situation. Ensuite, parler de « civils juifs » en postulant
implicitement que si des citoyens du Sionistan ont été tués, c’est parce
qu’ils sont juifs et non parce qu’ils sont colons et occupants.
La contribution de l’enseignement de l’histoire
La présentation fait par le vade-mecum de la colonisation laisse de côté les questions économiques : « La
compréhension des sociétés hiérarchisées que sont les sociétés
coloniales permet d’étudier le lien entre racisme et colonisation : •
Les sociétés coloniales sont fondées sur des discours de domination qui
reposent sur une supposée supériorité liée à l’expansion coloniale et
sur des théories racistes biologiques des XIXe et XXe siècles ; • Ces
discours ont légitimé des pratiques racistes : Code de l’indigénat,
ségrégation dans les villes coloniales, violences extrêmes, destruction
de sociétés indigènes et travail forcé ; • Les traces de ces discours
marquent nos sociétés contemporaines (persistance des préjugés,
inégalités socio-économiques, revendications mémorielles notamment). ».
Cette présentation n’est pas erronée, mais incomplète. Il n’est jamais
question de savoir pourquoi il y a eu des conquêtes coloniales, ni qui a
besoin de répandre et d’utiliser le racisme pour diviser les
travailleurs et les peuples. Le racisme, on pourrait le croire est une
sorte de génération spontanée qui naît dans certains cerveaux « par
l’opération du saint esprit » sans lien avec la classe dominante
bourgeoise. Présenter la colonisation sans évoquer le pillage des
ressources c'est en donner une idée totalement fausse.
Par ailleurs, cette limitation aux XIXème et au XXème
siècles présente un avantage certain concernant les tenants du Capital.
Elle écarte la question palestinienne aujourd’hui, comme celle du
Sahara Occidental ou de la Kanaky présentant implicitement la
décolonisation comme achevée. Non seulement, aux dires de la propagande
ministérielle, il n’y a plus de colonisation, mais il n’y a pas non plus
de formes nouvelles, néocoloniales.
Et il n’est pas recommandé de contester cet argument d’autorité : « L’enseignement
de l’histoire des sociétés coloniales et de la décolonisation peut
donner lieu à des réactions de la part des élèves du même ordre que
celles évoquées pour l’esclavage. Ces réactions peuvent notamment porter
sur des amalgames entre passé et présent qui doivent être corrigés par l’enseignant pour rétablir la spécificité de la situation coloniale. ». Il s’agit bien d’un temps d’avant étant révolu ; en conclusion, pour nos propagandistes, la Palestine n’est pas colonisée.
La
question des « conflits au Proche et au Moyen Orient », notons le, est
traitée en-dehors de celle de la colonisation, pour bien insister sur le
fait que ce sont des choses différentes. Et, à tout hasard, les
enseignants sont prévenus comme quoi ’ils doivent à tout prix réciter la
doxa et ne pas permettre les critiques de la position idéologiquement
prosioniste et colonialiste de l’État français : « Avant d’aborder
ces sujets, il est nécessaire que les professeurs soient au clair avec
la question du sionisme et de l’antisionisme. Des questionnements de la
part des élèves doivent être anticipés afin de mettre les professeurs en
situation d’aborder ces sujets le plus sereinement possible. Les
professeurs doivent aussi avoir pleinement conscience que certains
élèves chercheront dans les propos qu’ils tiendront en classe des
arguments susceptibles de valider leurs opinions, à l’exclusion des
autres. ». Il est hors de question que les élèves aient leur propre
point de vue, si c’est le cas, il faut le combattre et les ramener au
bercail de la bonne compréhension inspirée de la propagande
impérialiste.
En conclusion
Le
vade-mecum de l’éducation nationale est un ramassis de négationnisme
historique, de détournement du concept d’antisémitisme, de blanchiment
du capitalisme (la classe dominante n’y est jamais évoquée) et de la
colonisation au stade impérialiste actuel. C’est un monument à la gloire
de l’impérialisme occidental, dans lequel il est également affirmé sans
aucun argument: « En conclusion, même si on ne peut pas nier qu’il
existe des discriminations qui peuvent avoir un caractère systémique, en
aucun cas la France ne peut être considérée comme un État raciste et on
ne peut pas parler de racisme d’État en France. », ou encore ceci :
« L’État de droit est garant des libertés et des droits fondamentaux ».
Vive la démocratie capitaliste occidentale, tel est le mot d’ordre
général que l’École doit porter, il est donc totalement logique que, sur
toutes ces questions de colonisation et de sionisme, le vade-mecum
prescrive la défense absolue de l’entité sioniste, rouage essentiel de
l’impérialisme occidental.
Tous
ces moyens mis en place de maniére à réprimer, censurer et formater ne
révèlent pas une position de forces des idéologues de la défense de
l’impérialisme occidental, ni de la Bourgeoisie capitaliste qu’ils
servent. Au contraire, c’est la preuve que le mouvement de solidarité
avec la libération nationale de la Palestine est bien présent et qu’il
gêne considérablement l’ordre établi.
La
cause palestinienne affronte partout, mais spécialement en France le
silence, la désinformation, la censure, la répression et la volonté de
formater. A l’École est dévolu ce rôle de formatage. Mais il en est de
l’information comme de la vérité sur l’entité sioniste, malgré les
menaces, la censure, les pressions, le monde sait. Le combat des
dirigeants sionistes, de nos propres dirigeants impérialistes et des media
serviles afin d'empêcher qu’on connaisse à la fois la situation
coloniale, le vrai visage de l’État colonial sioniste et son délabrement
actuel pour cause de missiles iraniens est totalement vain.
Partout,
contre la falsification au service de l’impérialisme occidental, la
criminalisation de l’anticolonialisme, pour la défense de la vérité et
de la libération nationale de la Palestine, on trouvera les militants du
Parti Révolutionnaire Communistes.Les barricades n’ont que deux côtés,
comme disait Elsa Triolet. C’est la libération nationale de la Palestine
ou la soumission d’une manière ou d’une autre à l’ordre colonial.
par Communistes