Au lendemain de la mobilisation du 17 octobre 2026, l’appareil d’État a affiché une réponse ultra-sécuritaire d’une ampleur inédite à l’échelle de la France. Le bilan officiel actualisé par le ministère de l’Intérieur s’élève désormais à 2 397 interpellations sur l’ensemble du territoire national. À Toulouse, où la préfecture et le parquet recensent 107 interpellations, la répression a ciblé massivement les manifestants pour tenter d’étouffer les cortèges qui ont mis en échec la stratégie du maintien de l’ordre.

Dimanche 18 octobre lors d’une allocution présidentielle, Emmanuel Macron a dénoncé avec véhémence des « violences inacceptables », affichant sa fermeté sans céder un pouce sur les revendications sociales et refusant la démission déposée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, après les fiascos tactiques du maintien de l’ordre. Pour accentuer la criminalisation du mouvement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un durcissement des sanctions financières et pénales, relayé par les appels de partis de la majorité comme Horizon exigeant la dissolution d’organisations politiques de gauche révolutionnaire telles que Révolution Permanente.