Vive
la reconstruction d'une nouvelle Internationale Communiste !
Long
live the reconstruction of a new Communist Internationale
!
Our party agree the first document-appeal for an
international conference passed at the special meeting of mlm parties and
organisations of the RIM.
We support the second document-appeal for an
International Conference of mlm parties and organisations of the world,
published in the blog Maoist Road (maoistroad.blogspot.com).
We fully adhere to this initiative and call
all mlm parties and organisations to adhere to it.
As the documents precise :
“Without the
First, the Second and Third International, the communist movement would not have
spread to every corner of the world, neither would it have achieved its great
victories, and would not have learned the lessons from its temporary
defeats.
The battle of Mao Tsetung was an international battle
that paved the way to the revival of communist parties after the establishment
of Kruschevite revisionism in the international communist movement.
After Mao's death and the end of the Great
Proletarian Cultural Revolution, the formation of the Revolutionary
Internationalist Movement (RIM) has allowed the Marxist-Leninist-Maoists in the
world to begin to unite on an international scale, to resume the march towards a
new Communist International.
Today, facing the crisis and the collapse of the RIM,
we must rebuild the international organization of MLM parties and organizations
on the basis of the positive and negative experiences of the RIM. The current
situation presents the need to unite in this new organization all the MLM
parties and organizations, inside and outside the RIM, for a political and
organizational leap. […]
The new international organization must unite in its
ranks the genuine MLM parties and organizations that exist and operate in the
class struggle, that transform the revolutionary theory into revolutionary
practice […].
To build this new international organization we must
break with revisionism in all its aspects and particularly with those that have
led to the current crisis and collapse of the RIM, namely the post-MLM 'new
synthesis' of Bob Avakian in the Revolutionary Communist Party,US and the
revisionist line established by Prachanda/Bhattarai in the UCPN(M).
The new international organization should have an
executive centre, whose internal life must correspond to the stage and methods
shared by the political parties and forces that give life to this organization,
particularly taking lesson from the positive and negative experiences of the
CoRim.”
Long live the
reconstrcution of a new Communist Internationale !
Let’s build in every country the party of a new type,
the marxist-leninist-maoist party !
Maoist Communist Party of France
Notre parti est en accord avec le premier
document-appel (voir ci-dessous) pour une conférence internationale approuvé à
la réunion spéciale des partis et organisations mlm du MRI.
Notre parti
soutient le second document-appel (voir ci-dessous) pour une Conférence
Internationale des partis et organisations mlm du monde et publié sur le blog de
Maoist Road (maoistroad.blogspot.com).
Nous adhérons pleinement à cette
initiative et appelons les partis et organisations mlm à y adhérer.
Comme
le précise le document :
« Sans la Première, la Deuxième et la
Troisième Internationale, le mouvement communiste n'aurait pas pu s’étendre dans
le monde entier, ni obtenu ses grandes victoires, et n'aurait pas non plus tiré
les leçons de ses défaites temporaires.
La bataille de Mao
Tsé-toung était une bataille internationale, qui a ouvert la voie à la
renaissance des partis communistes après l’apparition du révisionnisme
Khrouchtchévien dans le mouvement communiste
international.
Après la mort de Mao et la fin de la Grande
Révolution Culturelle Prolétarienne, la formation du Mouvement Révolutionnaire
Internationaliste (MRI) a permis aux marxistes-léninistes-maoïstes du monde de
s’unir à l’échelle internationale, pour reprendre la marche vers une nouvelle
Internationale Communiste.
Aujourd'hui, face à la crise et à
l'effondrement du MRI, il faut reconstruire l'organisation internationale des
partis et organisations MLM sur la base des expériences positives et négatives
du MRI. La situation actuelle rend nécessaire l’union dans cette nouvelle
organisation de tous les partis et organisations MLM, à l'intérieur et à
l'extérieur du MRI, pour un bond en avant politique et organisationnel.
[…]
La nouvelle organisation internationale doit unir dans ses
rangs les partis et les organisations authentiquement MLM qui existent et
agissent dans la lutte des classes, qui transforment la théorie révolutionnaire
en pratique révolutionnaire […].
Pour construire cette nouvelle
organisation internationale, nous devons rompre avec le révisionnisme sous
toutes ses formes et en particulier avec celles qui ont conduit à la crise
actuelle et à l'effondrement du MRI, à savoir la ‘nouvelle synthèse’ post-MLM de
Bob Avakian dans le Parti Communiste Révolutionnaire des États-Unis et la ligne
révisionniste établie par Prachanda/Bhattarai dans le
PCUN(M).
La nouvelle organisation internationale doit avoir un
centre exécutif, dont la vie interne doit correspondre à l’étape et aux méthodes
partagées par les partis et forces politiques qui donnent vie à cette
organisation, notamment en tirant des leçons des expériences positives et
négatives du CoRim. »
VIVE LA RECONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE
INTERNATIONALE COMMUNISTE !
QUE DANS CHAQUE PAYS
S’EDIFIE LE PARTI DE TYPE NOUVEAU, LE PARTI MARXISTE-LENINISTE-MAOISTE
!
PC maoïste de France
Première résolution adoptée par la réunion spéciale des Partis et
Organisations marxiste-léniniste-maoïstes du Mouvement Révolutionnaire
Internationaliste - 1er mai 2012
Le système impérialiste subit sa crise la plus
grave depuis les années 30. Les efforts actuels tentés pour y faire face et la
résoudre ne réussissent qu'à l’approfondir et l’étendre.
La crise structurelle qui a émergé dans le
domaine de la finance s'est progressivement étendue au domaine de la production,
entraînant une aggravation de la récession. La crise se déroule dans le cadre de
la loi du développement inégal et la poursuite de l'extorsion de la plus-value
maximale et de la compétition sur le marché mondial.
La crise a son origine dans les lois de
fonctionnement du système capitaliste lui- même. Elle est l'expression des
limites d’une production pour le profit, de la contradiction entre forces
productives et rapports de production, dans le cadre de la nature générale et
globale de la production et de l'appropriation privée. Sur la scène mondiale,
cela signifie un écart toujours croissant entre la richesse d'une poignée de
pays impérialistes et la pauvreté des trois quarts des êtres humains dans les
pays opprimés par l'impérialisme, écart grandissant entre la richesse dans les
mains de la bourgeoisie et l'appauvrissement relatif et absolu des prolétaires
et des masses populaires dans les pays impérialistes, entre la richesse
débordante d'une bourgeoisie compradore parasite et les conditions de vie
misérables et la faim pour le prolétariat et les larges masses dans les pays
opprimés par l'impérialisme.
Il est évident que d'un tel système régi par
de telles lois et de telles dynamiques, ne peut que jaillir la crise, et que la
surproduction et l'excédent de capital deviennent des facteurs de crise.
Les phénomènes de spéculation accrue et la
«financiarisation» sont la pointe de l'iceberg de la dynamique du système qui
devient le point d'implosion et d'explosion.
La «financiarisation» de l'économie – cause
principale immédiate de la crise - tend à refuser tout contrôle. En conséquence,
les efforts du capitalisme et de ses puissances impérialistes dominantes pour
sortir de la crise par la réglementation et le contrôle des marchés financiers
et aussi l'utilisation des possibilités offertes par les taux de croissance
élevés, bien que désordonnés, de certains pays comme la Chine, l'Inde et le
Brésil, ont jusqu’à maintenant échoué. On ne doit pas sous-estimer ces efforts,
mais ils ne peuvent jamais qu’assurer une reprise temporaire, ouvrant la porte à
de nouvelles crises encore plus graves.
Le monde reste confronté à deux possibilités
: soit la sortie du capitalisme soit une sortie douloureuse et temporaire de
cette crise par le renforcement, la consolidation des mécanismes du capital,
prolongeant donc la misère pour les masses.
La bourgeoisie impérialiste dans le monde
entier profite de la crise pour restructurer l'impérialisme à l'échelle mondiale
et sauvegarder ses intérêts de classe pour ses profits.
Le résultat est de faire porter tout le poids
de la crise par les travailleurs et les masses. Dans les pays opprimés comme
dans les pays impérialistes, le chômage, la précarité et l'augmentation du coût
de la vie, l'exploitation s’accentuent et prennent la forme de l'esclavage
moderne : les droits des travailleurs sont réduits, les acquis sociaux gagnés
par des années de luttes sont effacés, les usines sont fermées par des
licenciements massifs, les paysans sont ruinés et poussés au suicide, des coupes
sombres sont pratiquées dans les dépenses sociales ; la privatisation de
l'éducation et des soins de santé se développe, la logique de marchandisation et
de profit s’étend même aux biens primaires, comme l'eau, l'air, le soleil, etc.
Ces politiques sont menées dans le cadre de
la lutte pour la domination sur le marché mondial impérialiste et les zones
géopolitiques stratégiques, mais la caractéristique générale et absolument
évidente est que ces politiques visent toutes à se décharger de la crise sur le
dos des prolétaires et des masses.
La politique de l'impérialisme accentue et ne
fait qu’aggraver davantage les effets désastreux du système en termes de
catastrophes écologiques et naturelles. L'impérialisme transforme les facteurs
de développement dans les domaines de la science, la culture et l'éducation, les
technologies de l'information, l'accès aux médias, la communication, la plus
grande liberté pour les jeunes et les processus de l'émancipation des femmes, en
de nouvelles chaînes plus raffinées. Dans le contexte de la crise, le résultat
c’est le chômage massif des intellectuels, le contrôle social et les formes les
plus extrêmes de la barbarie, de nouvelles attaques néo-médiévales contre les
droits des femmes et la mise sous contrôle de la jeunesse.
L'équilibre des pouvoirs entre les
impérialistes est fluctuant. Bien que les États-Unis restent la seule
superpuissance, ses capacités ont été considérablement affaiblies, par la
résistance de ses victimes et par la crise. Cela a donné une certaine marge de
manœuvre à l'Union Européenne. Cependant, des facteurs similaires ont également
eu un impact négatif sur la position de cette dernière. La Russie a moins
souffert de la crise. Grâce à son axe avec la Chine et la consolidation des
liens avec les anciennes républiques de l'Union soviétique, elle a gagné un
certain avantage et a intensifié la compétition. Dans l'ensemble, la collusion
reste encore la caractéristique principale des relations inter-impérialistes.
Mais à l’intérieur de l'impérialisme en crise se développent des contradictions
qui peuvent devenir des sources potentielles d'une nouvelle guerre mondiale. Les
puissances impérialistes, principalement les États-Unis, déchaînent et
accentuent leurs guerres d'agression, les invasions et le néo-colonialisme dans
les différentes régions du monde où leurs intérêts sont vitaux et menacés. Grâce
au développement de ces guerres, ils poursuivent la course aux armements et se
munissent d’équipements militaires de plus en plus dévastateurs, violant toutes
les limites inscrites dans les conventions internationales et les droits de
l'homme.
Sous une forme ou une autre, le contrôle de
type fasciste a toujours été la norme dans les pays opprimés, même s’il existe
un système parlementaire. Ces dernières années, une tendance au fascisme moderne
se développe aussi à l'intérieur même des pays impérialistes. Il s’adapte en
fonction des caractéristiques de l'histoire, de la réalité concrète et de la
culture de chaque pays. Il s'efforce d'installer une fois de plus la domination
de la bourgeoisie sous les formes totalitaires, racistes, sécuritaires et d’état
policier.
L'impérialisme c’est la pauvreté, la réaction
et la guerre. La crise révèle que le bien-être, la démocratie et la paix
deviennent des mots qui recouvrent de plus en plus souvent le contraire.
La crise économique dévastatrice de
l'impérialisme et son impact sur les prolétaires et les larges masses ont
soulevé dans le monde entier une vague de luttes et de révoltes.
Dans les pays opprimés par l'impérialisme, les
protestations, les rébellions et les luttes de libération ont atteint, avec les
révoltes dans les pays arabes et dans le golfe Persique, de nouveaux sommets et
ont éveillé une aube nouvelle. Les jeunes, les prolétaires et les masses et,
dans certains cas, les secteurs organisés de travailleurs, ont attaqué et
renversé des régimes dictatoriaux inféodés à l'impérialisme qui semblaient
indéracinables. Cela a ouvert la voie à de nouvelles révolutions de démocratie
nouvelle, anti-impérialistes, antisionistes, antiféodales.
Des régimes faussement anti-impérialistes
comme ceux de Libye, Syrie, Iran, et ouvertement pro-impérialistes comme ceux de
l'Arabie saoudite, du Bahreïn, du Yémen, du Maroc, de l’Algérie, ainsi que les
régimes militaires qui ont remplacé les tyrans réactionnaires en Tunisie et en
Egypte, ont déclenché des massacres et déchaîné la répression. Se cachant sous
le drapeau de la démocratie, l'impérialisme est intervenu dans ces luttes et a
manœuvré pour éliminer les régimes non fiables et remplacer les vieux serviteurs
usés par de nouveaux. Il a lancé une guerre et occupé la Libye. Mais la vague
des «printemps arabes» se poursuit. Globalement, ils ont atteint une position
importante comme nouveau front dans la bataille entre l'impérialisme et les
peuples. Leurs luttes rejoignent celles qui sont à l’œuvre en Irak, en
Afghanistan et en Palestine. Dans ces pays, l'occupation et les invasions des
impérialistes et des sionistes ont rencontré une forte résistance. Cela les a
forcés à revoir leurs plans d'occupation et les a fortement gênés dans la
poursuite de leurs objectifs. Mis à part les pays arabes et d'Asie occidentale,
les peuples en Amérique latine, en Afrique et dans d'autres régions d'Asie sont
à plusieurs reprises descendus dans la rue pour résister à la détérioration
aggravée de leurs moyens de subsistance. Les grèves plus nombreuses et
opiniâtres et les luttes paysannes en Chine sont très significatives.
Dans cette nouvelle vague de luttes et de
résistance, nous devons soutenir et renforcer la lutte pour la libération des
peuples et pour la démocratie nouvelle, vers le socialisme et le communisme, et
dénoncer les courants pro-occidentaux et islamistes qui enfourchent le tigre des
luttes populaires afin d'imposer de nouvelles chaînes et une nouvelle
subordination aux classes réactionnaires et à leurs maîtres de tous les temps,
l'impérialisme, principalement des États-Unis et de l’Europe.
La vague d'agitation, l’explosion de
rébellions et de luttes impliquant des centaines de milliers de jeunes dans les
pays impérialistes est un trait distinctif du monde actuel. Les soulèvements
enflammés de la jeunesse prolétarienne, qui secouent les citadelles
impérialistes, marquent l'entrée en scène d'une nouvelle génération. Face à une
vie sans avenir, à travers leurs révoltes, ils crient «on a raison de se
révolter» et affirment que c'est le capitalisme qui n'a pas d'avenir. Tantôt
parallèle, tantôt confondu, ce mouvement va de pair avec une montée des luttes
des travailleurs. Des grèves générales ont appelé à la mobilisation l'ensemble
du mouvement des travailleurs, en particulier dans les pays les plus durement
touchés par la crise en Grèce, Espagne, Italie ...
Les luttes ouvrières ont connu un nouveau
développement en Europe de l’Est, où aux ravages du capitalisme sauvage faisant
suite à l'effondrement des régimes faussement socialistes s’est ajoutée la
transformation rapide en systèmes encore pire qu’avant.
De nouvelles vagues d'immigrants affluent
vers les pays impérialistes dans l'espoir d'une vie meilleure. Ils fuient la
pauvreté et les ravages causés par les guerres dans ces pays. Pour atteindre
leur destination, ils doivent mettre leur vie en danger dans des souffrances
indicibles qui transforment souvent les mers en cimetières. Les impérialistes
réagissent par de très dures lois anti-immigrés et par le racisme. A l'émergence
du fascisme moderne, d’états policiers, à la fréquence accrue des guerres
d'agression et des lois anti-immigrés, les masses ont répondu par le
développement de mouvements antifascistes et antiracistes et de larges
mouvements contre la guerre.
C'est le contexte dans lequel se lève et se
développe une puissante vague de la révolution prolétarienne mondiale. Elle a
pour référence et pour ancrage les guerres populaires dirigées par des partis
maoïstes.
A cela il faut ajouter plusieurs nouvelles
guerres populaires en préparation, en particulier en Turquie et en Asie du Sud,
avec un potentiel en Amérique latine, et dans le reste du monde, avec la
construction de partis communistes marxistes-léninistes-maoïstes (MLM).
Dans ce cadre, les nouveaux partis
communistes MLM dans les pays impérialistes représentent le potentiel d’un bond
en avant dans la lutte révolutionnaire et l'unité des deux courants de la
révolution prolétarienne mondiale : la révolution socialiste dans les pays
impérialistes et la révolution de démocratie nouvelle, en marche vers le
socialisme, dans les pays opprimés par l'impérialisme.
Tout ceci montre que la contradiction
principale dans le monde est entre l'impérialisme et les peuples opprimés, alors
que les contradictions entre le prolétariat et la bourgeoisie et les
contradictions inter-impérialistes continuent aussi de s’aiguiser. Dans la
crise, il est de plus en plus clair que la révolution est la tendance
principale.
Dans la situation internationale actuelle, la
tâche des communistes est de faire la révolution dans leurs différents pays,
parce que la révolution est la seule solution à la crise, le seul moyen de
sortir de l'impérialisme et le seul chemin pour atteindre l'objectif ultime de
la lutte des prolétaires et les peuples opprimés.
Cela exige la consolidation et la création de
partis communistes MLM dans chaque pays, en tant que partis communistes de type
nouveau, en tant que détachements d'avant-garde du prolétariat et noyaux
dirigeant de tout le peuple, en tant que partis combattant pour la révolution.
Dans les pays opprimés par l'impérialisme, la
perspective de la guerre populaire avance. En Inde, la guerre populaire dirigée
par le Parti Communiste d'Inde (maoïste) résiste avec succès aux attaques sans
précédent que livre l’ennemi et parvient à se développer et progresser. La
guerre populaire aux Philippines dirigée par le Parti Communiste des Philippines
progresse et s'impose comme partie importante de la vague de la révolution
mondiale. La guerre populaire au Pérou, lancée sous la direction du Parti
Communiste du Pérou dirigé par le président Gonzalo reste une balise idéologique
et stratégique pour l'ensemble du mouvement communiste international. Bien qu'il
subisse un certain recul dû aux attaques de l'ennemi et des révisionnistes au
sein du parti, la lutte pour surmonter ces obstacles se poursuit. Au Népal, dix
ans de guerre populaire ont enrichi l'histoire et l'expérience du mouvement
communiste international et ont réussi une avancée importante vers la victoire
de la révolution de démocratie nouvelle. Ces dernières années, cependant, une
ligne révisionniste qui trahit la guerre populaire et la révolution a émergé,
dirigée par Prachanda et Bhattarai. Les maoïstes au sein du Parti Communiste
Unifié du Népal (maoïste) [PCUN(M)] doivent sauver la révolution et reprendre la
marche en se révoltant contre cette ligne et tenir fermement contre les
hésitations centristes, à l'intérieur et à l'extérieur du Parti. En Turquie,
les luttes révolutionnaires menées par les maoïstes progressent dans la
poursuite de la stratégie de la guerre populaire adaptée aux conditions de ce
pays, placé comme il l’est au milieu de deux théâtres internationaux : les pays
impérialistes européens et les régimes gouvernés par les réactionnaires de
l'Asie Occidentale. Dans d'autres pays d'Asie du Sud et en Amérique latine, la
guerre populaire se prépare à de nouveaux déclenchements et d’autres progrès.
C'est une tâche des communistes dans le monde entier de transposer dans la
pratique l'internationalisme prolétarien, de populariser et de soutenir les
guerres populaires et les luttes révolutionnaires.
Dans les pays impérialistes, l'électoralisme,
le parlementarisme et le réformisme politique et syndical sont de plus en plus
en crise et, par ce biais, le révisionnisme est en faillite. La nécessité d'une
organisation révolutionnaire et d’une stratégie révolutionnaire pour renverser
la bourgeoisie et s'emparer du pouvoir progresse significativement et se
renforce au sein des mouvements des travailleurs et des masses populaires.
L'idée selon laquelle tant que les prolétaires ne seront pas au pouvoir, il est
illusoire de penser que leur sort s'améliorera, progresse et fait son chemin.
Les luttes ouvrières et les révoltes des
travailleurs et de la jeunesse doivent se coordonner et se développer dans la
perspective de renverser les gouvernements et les états de la bourgeoisie
impérialiste, afin que le prolétariat s’empare du pouvoir.
Pour transformer ces besoins en réalité et
ces mouvements en révolution, il nous est nécessaire de construire des partis
communistes MLM, dans le feu de la lutte de classe et en lien étroit avec les
masses, pour la révolution prolétarienne, avec la stratégie MLM de la guerre
révolutionnaire culminant dans l'insurrection, conformément aux conditions
concrètes de chaque pays.
Dans tous les pays nous avons besoin de
partis communistes fondés sur le marxisme-léninisme-maoïsme, capables de mener
la lutte de classe dans tous les domaines et visant à s'emparer du pouvoir
politique. Dans chaque pays, les communistes maoïstes s'efforcent de répondre à
cette nécessité d'un leadership scientifique et déterminé pour la lutte de
classe, en luttant contre toutes sortes de révisionnistes et réformistes, ou les
dogmatiques et les déviations extrémistes, sous toutes leurs formes.
Notre classe peut compter sur l'énorme
expérience acquise au cours de 140 années de luttes et de révolutions, depuis la
glorieuse Commune de Paris, en passant par les sommets de la Révolution
d'Octobre, de la révolution chinoise et de la Grande Révolution Culturelle
Prolétarienne. Nous devons retenir les leçons à la fois de nos victoires et de
nos défaites, de ce qui a été juste aussi bien que de nos erreurs.
Au cours de toute leur histoire, les
communistes ont construit, participé et pris appui sur une organisation
internationale du prolétariat et des masses opprimées. Sans la Première, la
Deuxième et la Troisième Internationale, le mouvement communiste n'aurait pas pu
s’étendre dans le monde entier, ni obtenu ses grandes victoires, et n'aurait pas
non plus tiré les leçons de ses défaites temporaires.
La bataille de Mao Tsé-toung était une
bataille internationale, qui a ouvert la voie à la renaissance des partis
communistes après l’apparition du révisionnisme Khrouchtchévien dans le
mouvement communiste international.
Après la mort de Mao et la fin de la Grande
Révolution Culturelle Prolétarienne, la formation du Mouvement Révolutionnaire
Internationaliste (MRI) a permis aux marxistes-léninistes-maoïstes du monde de
s’unir à l’échelle internationale, pour reprendre la marche vers une nouvelle
Internationale Communiste.
Aujourd'hui, face à la crise et à
l'effondrement du MRI, il faut reconstruire l'organisation internationale des
partis et organisations MLM sur la base des expériences positives et négatives
du MRI. La situation actuelle rend nécessaire l’union dans cette nouvelle
organisation de tous les partis et organisations MLM, à l'intérieur et à
l'extérieur du MRI, pour un bond en avant politique et organisationnel. Cela est
nécessaire pour élever le mouvement communiste à la hauteur de la lutte des
classes du siècle nouveau. C’est ainsi que l’on pourra répondre aux besoins du
prolétariat et des masses opprimées face à l'impact de la crise de
l'impérialisme.
La nouvelle organisation internationale
doit unir dans ses rangs les partis et les organisations authentiquement MLM qui
existent et agissent dans la lutte des classes, qui transforment la théorie
révolutionnaire en pratique révolutionnaire, qui sont capables d’être partie
intégrante et avant-garde du prolétariat et des masses opprimées, se
débarrassant de tous les détritus anciens et nouveaux, non seulement du
révisionnisme, mais aussi des révolutionnaires petits-bourgeois et du
«virtualisme» autocentré.
Pour construire cette nouvelle organisation
internationale, nous devons rompre avec le révisionnisme sous toutes ses formes
et en particulier avec celles qui ont conduit à la crise actuelle et à
l'effondrement du MRI, à savoir la ‘nouvelle synthèse’ post-MLM de Bob Avakian
dans le Parti Communiste Révolutionnaire des États-Unis et la ligne
révisionniste établie par Prachanda/Bhattarai dans le PCUN(M).
La nouvelle organisation internationale doit
avoir un centre exécutif, dont la vie interne doit correspondre à l’étape et aux
méthodes partagées par les partis et forces politiques qui donnent vie à cette
organisation, notamment en tirant des leçons des expériences positives et
négatives du CoRim.
L'organisation internationale des
communistes MLM est et doit être le noyau d'un front, d'une alliance
anti-impérialiste internationale des prolétaires et peuples opprimés.
C'est
ce qui permettra aux partis MLM communistes d'établir et de développer le
marxisme-léninisme-maoïsme, de réaliser une nouvelle unité du mouvement
communiste international, de le placer à l'avant-garde des luttes des peuples
dans le monde et de libérer totalement et de mettre en œuvre la potentielle
vague de la révolution mondiale.
L'impérialisme n'a pas d'avenir !
L'avenir appartient au communisme !
Parti Communiste d'Inde (M-L) [Naxalbari]
Parti Communiste (maoïste) d'Afghanistan
Parti Communiste maoïste - Italie
Deuxième résolution adoptée par la
réunion spéciale des Partis et Organisations marxiste-léniniste-maoïstes du
Mouvement Révolutionnaire Internationaliste - 1er mai 2012
Les ravages de la mondialisation impérialiste,
les guerres d'agression et la crise économique dévastatrice du système
impérialiste avec son impact sur les prolétaires et les larges masses ont
soulevé partout dans le monde une vague de luttes et de révoltes.
Dans ce contexte, une nouvelle vague de la
révolution prolétarienne mondiale se développe et émerge, avec les guerres
populaires dirigées par les partis maoïstes pour points de référence et ancrage
stratégique. La mise en œuvre de ce potentiel dépend en fin de compte de la
réussite des partis marxistes-léninistes-maoïstes dans l’accomplissement de
leurs tâches révolutionnaires au niveau national et international. La mise en
commun de leur conception et de leur expérience et le développement de leur
capacité à adresser un message unitaire et révolutionnaire aux masses en révolte
dans le monde entier est d’une importance capitale. Malheureusement, il y a du
retard dans ce domaine. Et les choses ont été fortement aggravées par la crise
dans le Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (MRI), aujourd’hui défunt.
Dans cette situation, des mesures doivent
être prises pour travailler à la construction d'une organisation internationale
MLM effective, capable de contribuer à la réalisation des tâches
révolutionnaires et de porter la voix collective des maoïstes au prolétariat et
aux peuples en lutte. Par conséquent, nous devons nous orienter vers la tenue
d’une nouvelle conférence des partis et organisations
marxistes-léninistes-maoïstes du monde entier. Cette conférence doit avoir pour
but de construire une organisation internationale basée sur le
marxisme-léninisme-maoïsme.
Ce travail doit prendre en compte tant les
expériences positives que négatives du MRI, étant donné son expérience de près
de 30 années d’existence dans la construction et le fonctionnement en tant
qu’organisation internationale. Dans le cadre du travail pour la conférence et
pour la construction d'une organisation internationale, nous avons besoin d’un
bilan élaboré par tous les partis et organisations qui ont pris part à cette
expérience. Nous soulignons ici quelques points de vue préliminaires.
1. Après le décès de Mao Zedong en 1976,
les révisionnistes chinois se sont emparés du pouvoir politique par un coup
d'Etat militaire, causant la dégénérescence du Parti Communiste chinois (PCC)
qui se transforma en parti révisionniste – le pouvoir politique prolétarien fut
renversé, le socialisme détruit, et la Chine révolutionnaire se transforma en
Chine réactionnaire. En outre, l’émergence de la ligne révisionniste d’Hodja
dans le Parti du Travail d'Albanie a influencé un certain nombre de partis et
organisations communistes dans le monde ; le résultat a été une grave atteinte
portée au mouvement communiste international.
Malgré ce contexte de défaite, certains
partis et organisations marxistes-léninistes qui ne suivaient ni la variante
chinoise ni la variante Hodjiste du révisionnisme, quoique peu nombreux, ont
tenu la première conférence internationale des partis et organisations
marxistes-léninistes en 1980 et ont diffusé un Communiqué Commun, Un Appel
au Prolétariat et aux Peuples Opprimés du Monde. Bien que cette conférence
n’ait pas abouti à la création d’une organisation internationale stable, elle a
préparé le terrain pour une deuxième conférence internationale en 1984.
La formation du Mouvement Révolutionnaire
Internationaliste (MRI) lors de cette deuxième conférence de 1984 fut un effort
positif sur le plan international, théorique et pratique qui répondait aux
besoins idéologiques, politiques et organisationnels et aux nécessités du
mouvement communiste international dans les circonstances d’une période définie
par la crise dans laquelle était plongé le mouvement communiste après la défaite
de la révolution chinoise.
La Déclaration du Mouvement
Révolutionnaire Internationaliste émise à cette conférence - sur la base du
marxisme-léninisme-maoïsme (Pensée Mao Zedong selon les termes de l’époque) et
d’une opposition de principe au révisionnisme moderne Russe et Chinois (ainsi
qu’au dogmato-révisionnisme Hodjiste)- a fourni un cadre idéologico-politique à
la fondation du mouvement.
2. Au cours de ses trois décennies de luttes,
le Mouvement Révolutionnaire Internationaliste, basé sur le
marxisme-léninisme-maoïsme, a apporté des contributions théoriques et pratiques
fondées sur les principes et méritant de plus amples développements. Les
documents adoptés par les conférences internationales et les réunions élargies
du MRI (comme la Déclaration du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste
: Vive le Marxisme-Léninisme-Maoïsme, et la Résolution du
Millénaire), malgré certaines carences et lacunes, étaient toutes
d’importantes contributions théoriques au progrès du Mouvement, dans le cadre du
mouvement communiste international. Le soutien internationaliste à la guerre
populaire au Pérou et au PCP, y compris la campagne historique pour la défense
du Dr. Abimael Guzman, la contribution et le soutien au déclenchement et à la
continuation de la guerre populaire au Népal pour son dixième anniversaire, la
publication du journal Un Monde À Gagner dans plusieurs langues ont
permis de faire connaître la conception idéologique et politique et l'analyse du
Mouvement et de ses partis et organisations dans différents pays ; les
déclarations exprimées ont été des éléments importants du rôle joué par le MRI
dans le mouvement communiste international.
3. La conférence de fondation du MRI a
reconnu la nécessité de construire une nouvelle internationale communiste d’un
type nouveau. Pour y parvenir, la Déclaration du MRI a correctement identifié la
double tâche d’élaborer «une ligne générale et une forme organisationnelle
correcte et viable conforme à la réalité complexe du monde d'aujourd'hui et aux
défis qu’il pose.»
4. Le comité intérimaire - conçu comme un
centre politique embryonnaire - a été formé avec la tâche de travailler au
processus de promotion de l’unité idéologique, politique et organisationnelle
des communistes, et aussi à préparer une ébauche de proposition pour une ligne
générale du mouvement communiste. Mais cette tâche n’a pas été accomplie par le
Corim et le MRI n’a pas pu atteindre cet objectif.
5. Dans l’expérience du MRI, l’existence d’un
tel Centre, institué dans l’objectif de permettre à ce Mouvement de jouer un
rôle de cohérence et d’unification a donné des résultats mitigés. Il y a eu
quelques bons résultats. Il y a également eu de graves défaillances, des
tendances hégémoniques dans le fonctionnement à l’opposé de l’esprit collectif
qui était celui du MRI, portant gravement atteinte à son unité, ce qui a freiné
l’incorporation de nouveaux partis MLM et a donc bloqué la réalisation des
tâches qu’il s’était fixées.
La nouvelle organisation internationale devra
avoir un Centre exécutif, dont la vie et les méthodes correspondent à l’étape et
aux méthodes communes aux forces et partis politiques donnant vie à cette
organisation. Ce Centre devra fonctionner avec compétence et avec la
détermination de travailler dans le cadre des décisions et accords de
l’organisation internationale conformément aux décisions de ses conférences et
autres réunions. Comme pour toutes les autres questions, ici aussi, la défense,
l’application et le développement cohérents du MLM, ainsi que la réalisation des
tâches et obligations internationalistes propres à chaque parti sont l’ultime
garantie.
En dépit de ses aspects positifs, notre
Mouvement n’a pas pu remplir les tâches qu'il s’était fixées et est entré en
crise. Lorsque la variante révisionniste post-MLM sous la forme de la «nouvelle
synthèse» de Bob Avakian s’est imposée dans le Parti Communiste Révolutionnaire
des États-Unis et lorsque la variante révisionniste de Prachanda-Bhattarai est
devenue dominante dans Parti Communiste Unifié du Népal (Maoïste), ces partis
ont non seulement dévié du chemin de la révolution et du communisme, mais les
effets destructeurs et néfastes de leurs lignes contre-révolutionnaires ont
négativement affecté les partis et organisations du MRI, et tout
particulièrement le Comité du MRI (CoRIM), profondément et sur une grande
échelle. Ce sont là les sources idéologiques immédiates qui ont conduit à la
crise actuelle et à l’effondrement du MRI.
Nous proposons la convocation d'une
conférence internationale afin de réactiver et de réorganiser une organisation
internationale. Nous croyons que cette tâche doit être assumée conjointement par
la participation des partis maoïstes dirigeant des guerres populaires, et de
toutes les forces maoïstes, y compris celles qui sont en dehors du MRI, de sorte
que la conférence bénéficiera de leurs points de vue et expériences. Afin
d’atteindre cet objectif, un processus de débat idéologique et politique doit
être mis en place. Dans le cadre de la préparation de la conférence et pour
servir ses objectifs, nous pensons nécessaire d'organiser un séminaire sur « Le
bilan des expériences du MRI et du MCI, et des autres Initiatives
Internationales. »
À travers ce processus, les points d’unité et
de divergence pourront être identifiés et une plate-forme relativement avancée
pourra être présentée, pour devenir la base d’une nouvelle unité internationale
concrétisée sous la forme d’une nouvelle organisation internationale. Dans les
circonstances actuelles, la mise en œuvre de cette responsabilité
révolutionnaire peut être la preuve de l’expression pratique du slogan
communiste internationaliste : « travailleurs et peuples opprimés unissez-vous
». C’est de cette façon que les partis communistes MLM pourront établir et
développer le marxisme-léninisme-maoïsme, parvenir à une nouvelle unité du
Mouvement communiste international, et le placer à l’avant-garde des luttes des
peuples partout dans le monde et ainsi pleinement libérer et réaliser la
potentielle nouvelle vague de la révolution mondiale.
Avec nos
salutations révolutionnaires,
Parti Communiste d'Inde (M-L) [Naxalbari]
Parti Communiste (maoïste) d'Afghanistan
Parti Communiste maoïste - Italie