Friday, May 25, 2012

nepal - declaration of red fraction of PCUNmaoist


This is a press statement jointly issued by senior vice chairman Mohan Vaidya ‘ Kiran’ and General Secretary Ram Bahadur Thapa ‘ Badal’ of the Unified Communist Party of Nepal ( Maoist) protesting against the decision of the government with consent from the establishment ( Prachanda-Baburam) faction of the party  to register a bill in parliament seeking extension of the life of Constituent Assembly for another three months)

Press Statement
Our attention has been seriously drawn towards the abrupt decision of the government to register the bill for the extension of the life of the Constituent Assembly for another three months despite the constitutional provision that requires the Constituent Assembly to complete the constitution writing process by May 28 and also the political commitment earlier expressed in the same line.
First of all, maximum efforts should have been made to complete the constitution writing by May 28. But such efforts have not been made for the last two years. The efforts were confined only to the tasks of repeatedly extending the life of the Constituent Assembly and rescheduling the calendar of the Constituent Assembly. This becomes clear that the leadership of the major parties in the Constituent Assembly has failed to accomplish the Constitution making task. Despite this, the parties, analyzing seriously the current situation and their failure, should have once again made maximum efforts to complete the constitution writing by May 28.  Should that fail, efforts should have been made to forge an all-party national consensus among the political forces for the alternative political outlet. The way the bill for the extension of the Constituent Assembly was registered in an abrupt and conspiratorial manner without paying due attention to the above mentioned factors and even without consultation and decision of our own party, smacks of external meddling against the national sovereignty of our country. We have, therefore, strong reservation and objection to this decision.
Against this background, we appeal to all stakeholders to take immediate initiative to build an all-party national consensus for an alternative political outlet by May 28 keeping the question of protection of our national sovereignty and the establishment of people’s rights at the central stage.
In addition, we want to inform all of you that, taking into account the current situation, all previously announced plans and programmes of the movement have been deferred for the moment.

Mohan Vaidya ‘ Kiran’
Vice Chairman
Unified Communist Party of Nepal (Maoist)

Ram Bahadur Thapa ‘Badal’
General Secretary
Unified  Communist Party of Nepal ( Maoist)

Date: May 23, 2012
__._,_.___

Thursday, May 24, 2012

USA - ¡Hacer del 5 de junio un día de justicia para Trayvon

¡Hacer del 5 de junio un día de justicia para Trayvon!

El 5 de junio se cumplen 100 días desde que George Zimmerman, un vigilante aspirante a policía, asesinó a Trayvon Martin. 100 días desde que Zimmerman, llevando a cabo la etiquetación racial, acechó a Trayvon y lo abatió a tiros. Ahora nos dicen que debemos quitarnos de las calles y dejar que funcione el sistema de justicia. ¡Tonterías! El sistema estaba funcionando cuando dejó libre al asesino de Trayvon. Se necesitaron dos semanas de indignación en las calles por parte de personas por todo el país para obligar a las autoridades a detener a Zimmerman y acusarlo del asesinato de Trayvon.
La gente tiene que seguir en las calles, demandando justicia para Trayvon. Se exige oponer resistencia en masa para tener la posibilidad de conseguir justicia en este caso.
La lucha de justicia para Trayvon tiene que estar vinculado a la lucha contra las formas en que el sistema de "injusticia" en este país reprime. Este asesinato concentró la indignación que tanta gente se siente sobre la encarcelación en masa contra los negros y latinos. 2.4 millones de personas en prisión en Estados Unidos, negros y latinos tratados como criminales; culpables hasta que se demuestre lo contrario, si es que sobreviven el encuentro con la policía para poder demostrar su inocencia; condiciones parecidas a la tortura que aquellos en la prisión enfrentan y ex presos obligados a vivir con el estigma de la vergüenza y deshonra tras cumplir su sentencia. Desde hace mucho ya es hora de decir BASTA YA ante todo eso.
¡El 5 de junio tiene que ser un día de resistencia de masas! Pongan sus sudaderas con capucha y hagan calcomanías y letreros con "¡TODOS SOMOS TRAYVON, TODO EL MALDITO SISTEMA ES CULPABLE!" Difundan este mensaje por todas partes. Llévenlo a las secundarias. Si ustedes están en la universidad y el año escolar termina antes del 5 de junio, lleven este mensaje a dondequiera que estén ese día.
Cuando se suman aquellas víctimas de la etiquetación racial, aquellos que están almacenados en las prisiones y aquellos que son víctimas de la discriminación al salir de la prisión, junto con las familias y seres queridos de todos aquellos, se puede apreciar la realidad de la vida de decenas de millones de personas enredadas en la red del sistema de "injusticia" criminal. En el 5 de junio y más allá, tenemos que romper el silencio sobre todo eso y poner fin a la vergüenza. Diga su historia de víctima de abuso a manos de la policía, las cortes y las prisiones. Difunda la consigna: "¡ENCARCELACIÓN EN MASA + SILENCIO = GENOCIDIO!"
COMUNÍQUESE y sea participante:
Red Parar la Encarcelación en Masa:
stopmassincarceration@ymail.com
866-841-9139 extensión 2670
www.bearwitnessproject.tumblr.com

canada -LA RÉVOLUTION EST LA SEULE SOLUTION!


Le printemps de force


Quelques réflexions sur ce qui commence [1]
Mai 2012
Un philosophe italien, par ailleurs communiste, a dit d’une crise qu’elle se manifeste quand le vieux se meurt et le nouveau refuse de naître. [2]
La grève étudiante du printemps 2012 apparaît comme une crise sociale précisément parce qu’elle a engendré un moment de déchirement social, mais aussi d’incertitude et de polarisation inédite. Or ce moment, est, à certains égards, le prolongement de la crise économique et financière plus générale qui se manifeste depuis 2007-2008 au Québec et ailleurs en Amérique du Nord et en Europe. Nous assistons tous à l’épuisement d’un mode de développement, d’une économie politique et de son régime d’accumulation, bref à une fin de cycle à la fois économique et politique. Mon objectif ici est d’analyser cette fin dans le moment de flottement qui marque la mitan du printemps 2012. Je pourrais insister sur les dérives autoritaires et sécuritaires qui caractérisent actuellement le vieux qui meurt, mais je préfère concentrer mon regard sur ce qui pourrait naitre de ce printemps comme forces de changement social au Québec.
Le paradigme néolibéral et son hégémonie
Ce qui meurt s’est imposé il y a trois décennies, dans les suites d’une autre crise, celle des années 1970 – où inflation et chômage progressaient simultanément – où l’économie stagnait et l’État providence semblait s’embourber dans des politiques paternalistes. Le néolibéralisme nous promettait alors une sortie de crise vers une économie plus dynamique, une société laissant plus de place à la liberté individuelle et à l’initiative privée, un monde commercial plus ouvert et surtout une harmonie sociale par la répression des groupes capables d’engendrer des conflits et ainsi “empêcher” le progrès, en particulier les syndicats et les mouvements sociaux [3]. Telles fut quelques-unes des idées phares qui ont inspiré ceux et celles qui depuis trois décennies nous ont gouverné.
En épousant le marché déréglementé, en retirant massivement l’État de la société, en tolérant une certaine répression de l’expression politique dans la rue, une ère de liberté et de prospérité globale devait s’ouvrir devant nous. Rappelez-vous du triomphalisme et du jovialisme qui accompagnait le discours sur la mondialisation, le libre échange et la réduction du rôle de l’État il y a 20 ans [4] chez les Mulroney, Paul Martin, Bernand Landry et Jean Charest.
La crise de 2008 fut la crise de l’économie promue par ce paradigme néolibéral. Or, les réponses politiques et économiques à la crise de 2008 ont toutes [5] puisées leurs idées, leurs solutions, leur vocabulaire à ce même paradigme usé et épuisé. Au Québec, la crise actuel est le fait de cette usure, mais aussi de l’incertitude quand à ce qui pourrait naître pour le dépasser.
Il y a 20, et même 30 ans s’opposait à ce triomphalisme un discours critique, un discours de résistance, de défenses d’acquis sociaux, de refus du démantèlement de l’État providence ; de refus du recul que représentait la perte de notre souveraineté économique par notre entrée dans l’Accord de Iibre échange et puis dans l’ALÉNA, par notre adhésion à l’OMC, par l’indépendance concédée à la banque centrale et la réduction de son mandat au seul contrôle de l’inflation○ [6]. C’était une période de refus d’entrer dans un nouveau modèle d’économie politique au nom de ce qui était ; de ce que le modèle d’État providence, du capitalisme à croissance keynésienne (c’est-à-dire avec répartition de la richesse sociale) pouvait encore promettre.
Nous ne sommes plus là. Ce n’est plus le contexte sociopolitique, à la fois de ceux qui font la promotion du néolibéralisme et ceux qui le contestent et le critiquent actuellement. Nous sommes ensemble ailleurs.
Ceux qui promeuvent le néolibéralisme, pour prendre l’expression convenu ici au Québec, ont “les deux mains sur le volant” de nos destinées collectives, que ce soit au Québec, au Canada, ailleurs en Amérique du Nord et en Europe. Ils ne sont plus en ascension, ils sont hégémoniques depuis maintenant presque deux décennies. Ils n’ont pas seulement démantelé et remodelé l’État et ses politiques sociales et économiques, ils sont responsables du contexte d’économie politique dans lequel nous nous trouvons actuellement.
Leur paradigme a réussi à pénétrer et à s’endiguer dans l’opinion publique, et surtout au sein de ceux qui la produise, les médias de masse. Leur paradigme c’est même imposé à la gauche : de la pensée social démocrate à la pensée environnementale et a réussi à transformer des pans entiers de sa vision et de ses programmes. Ce qu’on appelle le social libéralisme (ou libéralisme social), la troisième voie, la nouvelle sociale démocratie est maintenant la perspective dominante de la gauche qui se tient près du centre. Même ceux et celles qui se tiennent hors de ce consensus peinent à se départir du fatalisme économique du paradigme néolibéral :
Le capitalisme est indépassable comme système économique,
La mondialisation des marchés, de la production et la finance est irréversible, aux mieux il est espéré pouvoir redéfinir les règles du jeu et ponctionner adéquatement les fruits de la croissance pour soutenir la pérennité de nouvelles politiques sociales providentialistes.
Il est hors de question de penser pouvoir orienter collectivement le développement économique, par exemple en socialisant comme le proposait Keynes, l’investissement capitaliste ; il est hors de question de promouvoir d’autres formes de propriété que la forme privée et actionnariale ; il est hors de question de penser une contribution productive à la société hors du travail salarié où de ses avatars flexibilisés ; il est hors de question de vouloir limiter la croissance et le temps de travail ainsi que la consommation massifiée.
La fin d’un cycle idéologique du néolibéralisme
Nous sommes ailleurs et ce sont ces tabous qui aujourd’hui tombent. Ces questions sont soulevées en ce printemps au Québec par ceux qui marchent tous les soirs dans les rues de nos villes, carré rouge à la poitrine. Ce sont ces questions qui sont soulevées par ceux qui contestent et dénoncent le plan Nord et le développement du gaz de schiste. Ce sont ces questions que soulèvent les salariés victimes de délocalisation. Bref, ce sont ces questions qui sont soulevées en ce printemps 2012, relayant celles que posaient les occupants de l’automne à New York et ailleurs, ainsi que les indignés de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce.
“Je ne suis pas revenu pour revenir Je suis arrivée à ce qui commence”
a écrit Miron et c’est dans cet esprit là que ces tabous tombent. Nous ne luttons pas pour rétablir ce qui était, nous ne luttons plus à l’intérieur du cadre de ce qui est. Il n’y a pas de modèle de rechange à appliquer, de solution toute faite, pays ou régime à imiter. Et, contrairement à il y a 20 ans, nous ne regardons pas le passé avec nostalgie et l’avenir avec crainte. Une période où l’imagination, la créativité et la recherche de nouvelles alternatives propre au 21e siècle s’ouvrent pour ceux et celles qui ne se reconnaissent pas dans le statu quo et l’immobilisme néolibéral. Les valeurs demeurent celles qui ont animé les mouvements progressistes depuis deux siècles, l’égalité combinée à la liberté, la démocratie politique conjuguée à la démocratie sociale et économique ; de nouvelles valeurs se sont ajoutées – féminisme – écologisme et sont maintenant indissociables du projet de transformation sociale qu’implique à terme le dépassement du capitalisme.
Mais revenons à ceux qui nous gouvernent, ici et ailleurs en Amérique du Nord et en Europe. Depuis 2008, leur réponse à la crise financière et sa récession fut simple, efficace et unanime : 1. socialiser les pertes financières pour stabiliser la finance privée et maintenir le système dans son état de déréglementation, 2. et répondre à la récession et la crise des finances publiques que ces événements (la crise financière, le sauvetage des banques et la récession) ont engendré par des politiques d’austérité [7].
Les politiques d’austérité, d’ici ou d’ailleurs, ont, dans le contexte économique actuel, un effet récessif important, elles maintiennent l’économie dans un mode stagnationniste. La stagnation implique une économie dont la croissance est anémique, dont le taux d’investissement est faible, dont le sentiment d’insécurité des ménages est élevé et dont les revenus fiscaux pour financer l’État sont incertains et chancelants. Bref, une économie qui, malgré des booms sectoriels, comme dans le secteur minier, demeure globalement toujours sur le bord de la récession. Le second effet des politiques d’austérité, plus évident, et lié au premier, est le maintient d’un climat politique propice à la transformation des politiques sociales et la consolidation du régime financier déréglementé. Rien n’indique qu’il y aura, venant de ceux qui adhèrent de près (Jean Charest) ou de loin (Pauline Marois) au paradigme dominant, un changement de cap ou de direction. L’austérité et la stagnation sont le point d’arrivée de ce long mouvement du néolibéralisme qui triomphait il y a trois décennies.
C’est ainsi que nous sommes arrivé à une fin de cycle d’économie politique.
Lignes de fractures de la crise actuelle
Comment penser les divisions sociales qui se manifestent dans cette fin de cycle ? Les luttes du printemps érable ont été interprétées par plusieurs à travers le prisme des générations, et donc l’âge serait un facteur important de division sociale. Celui-ci joue effectivement, en particulier en ce qui a trait aux modes de communication et de mobilisation collective, où chez les jeunes prédominent l’usage des médias sociaux. Mais une fracture plus importante et profonde me semble déterminante, elle a été exprimée avec éloquence par le mouvement Occupy, sous la forme de la fameuse polarité entre une élite du 1% et une masse de 99%. Elle se traduit par des trajectoires sociales et économiques distinctes entre l’élite économique attachée matériellement et symboliquement aux cycles d’accumulation financière dont celui qui a culminé en la crise de 2008 et le nouveau qui se déploie grâce au soutient public à la finance privée depuis. Face à cette élite, à laquelle est rattaché une part appréciable de la classe politique et des faiseurs d’opinion dans les médias de masse, on retrouve une nébuleuse de gens définis par la condition salariale et ses avatars flexibilisés. Une masse qu’on assimile à la classe moyenne et dont les conditions matérielles et symboliques dépendent, elles, principalement de l’économie réelle qui stagne et de l’État qui se retire. Cette classe a maintenu son niveau de vie en Amérique du Nord par un endettement croissant alors que ces revenus stagnaient. Ses revenus stagnaient parce que sa juste part des gains de la croissance économique diminuait d’année en année, et ça continue.
Cette part diminue d’année en année parce que le régime d’accumulation financière aspire les gains de la croissance et les distribuent sous la forme de revenus financiers captés par l’élite économique. Cette mécanique repose essentiellement sur le caractère déréglementé de la puissance financière et elle fonctionne même en contexte de stagnation, sauf que la pression pour dégager des plus values financières pèsent encore plus lourdement sur les conditions salariales de ceux qui se reconnaissent comme les “travailleurs de la classe moyenne”. Classe moyenne qui subit de plein fouet les politiques d’austérité autant que ceux de la stagnation.
Printemps érable, d’une révolution culturelle à une autre ?
On peut dire que l’acte de naissance du printemps dit érable est le refus, par une partie importante de la jeunesse québécoise, les enfants de cette classe moyenne, de la révolution culturelle que nous proposait le ministre des finances libéral, Raymond Bachand lors de son budget phare de 2010. C’est d’ailleurs une ironie de l’histoire que ce mouvement de contestation sociale ait pour origine un programme d’austérité présenté sous la forme de “révolution culturelle” auquel devait adhérer l’ensemble de la société québécoise. La hausse des droits de scolarité, avec la franchise santé, étaient au coeur des mesures visant à refonder les politiques sociales et économiques au Québec sur les principes de la tarification et de l’utilisateur – payeur. Il faut se rappeler que le souhait du gouvernement était, et est toujours, d’étendre et d’approfondir cette révolution culturelle au rapport général à l’État dans les années de stagnation à venir. Il faut se rappeler qu’en 2009, au moment où nous étions encore dans l’incertitude des impacts de la crise financière de l’année précédente sur notre économie, ce gouvernement mandata quatre experts, économistes et gestionnaires (Luc Godbout, Pierre Fortin, Claude Montmarquette et Robert Gagné) pour donner une légitimité et une caution scientifique à cette révolution et aux politiques d’austérité qu’elle implique.
Une caution reposant sur deux principes interdépendants et typiques du paradigme néolibéral : le principe de panique et le principe de la solution unique [8] Le principe de panique s’est présenté sous la forme d’un discours alarmiste, voire catastrophiste sur la dette, pas la dette écologique et encore moins celles des ménages, non la dette publique. Par de savants calculs, l’accroissement de celle-ci apparaît soudainement au seuil de la soutenabilité. Le principe de panique est aussi simple et qu’efficace. Comme corps politique, nous devons réagir immédiatement avec la violence propre aux situations catastrophiques afin de nous infliger à nous même une austérité que nous infligerait la violence et les sanctions d’une éventuelle panique des marchés financiers. Il s’agit d’anticiper leur panique et d’agir avant, maîtres chez nous par l’austérité. Évidemment, la Grèce sert d’exemple, et il faut saluer le génie subtil des calculs et analyses de nos économistes qui, après un long travail sur les données, ont réussi à “démontrer” que la dette publique du Québec se situait en proportion du PIB, légèrement en deçà de celle de la Grèce, parmi un palmarès des principaux pays de l’OCDE.
« On propose une révolution culturelle de la manière de dépenser. Il faut avoir un peu d’espoir pour le contrôle des dépenses. Ne rien faire n’est pas une option. Il faut regarder en avant. »
Luc Godbout, membre du comité consultatif FM 98,5, 23 février 2010
Second principe, la solution unique.
La seconde étape consiste ainsi à présenter comme seul et unique solution à cet catastrophe éminente une radicalisation du caractère néolibéral des politiques économiques et sociales, plus de marché, plus de déréglementation, plus d’austérité. Comme si la crise de 2008 était celle d’États incapables de soutenir financièrement leurs engagements sociaux. Le jeu de l’ironie se déploie aussi ici quand les politiques d’austérité se légitime à partir d’un état de crise engendré par les politiques néolibérales elles-mêmes.
Le retour de l’idéologie pour dénouer la crise ?
Or, s’il y a printemps érable – et non pas seulement un mouvement pour le gel des droits de scolarité, contre leur hausse ou pour la gratuité scolaire – c’est que des jeunes au Québec n’ont pas du tout adhéré en masse à cette révolution culturelle. C’est qu’ils ont très bien saisi que la lutte pour l’accessibilité aux études supérieures est une lutte d’idées et de valeurs, que la hausse s’inscrit dans ce paradigme usé du néolibéralisme. Les étudiants en grève sont les premiers à qualifier leur lutte sociale d’idéologique. Mot honni par les intellectuels et animateurs de débats sociaux depuis une vingtaine d’année, tous se disait “pragmatiques”, mot banni donc de l’espace public car associé au totalitarisme, au conflit, à la dogmatique. Il revient pourtant jour après jour dans la bouche des grévistes et de ceux qui les appuis pour marquer l’écart de valeurs et les lignes du conflit social au delà des chiffres. Curieuse réhabilitation, sans grande pompe, ni grand ouvrage ou débat théorique entre philosophes, le mot s’impose dans la pratique au quotidien pour tout simplement donner sens au conflit.
Et c’est peut-être là un des lègues importants de ce mouvement, la capacité de dépasser le pragmatisme hérité des trente dernières années d’hégémonie du paradigme néolibéral à droite comme à gauche. La conscience, chez ceux qui luttent, d’agir à partir d’une idéologie, idéologie en construction, ouverte, imaginative et certainement au pluriel d’ailleurs, sans petit livre rouge, malgré la présence du carré. Cette idéologie redonne effectivement vie aux idéaux de justice sociale et d’égalité, à l’esprit de solidarité et de rapport critique au capitalisme qui a caractérisé les mouvances socialistes de la modernité. Mais elle y ajoute les thèmes contemporains de l’écologisme et du féminisme, l’expérience pratique de la démocratie directe et la méfiance envers les systèmes d’idées trop enfermés dans les mots du passé. Ainsi ce lègue est profondément ironique. Car oui, le Budget Bachand a provoqué une révolution culturelle, mais pas celle que lui, et ses conseillers, souhaitait.
Du printemps érable au printemps de force
Accompagner la naissance du nouveau, la révolution culturelle qui se manifeste ce printemps, celle née de la crise sociale résultant du refus idéologique de l’austérité, d’un refus en valeur des politiques néolibérales, doit maintenant se traduire et se déployer sur le terrain des multiples enjeux qui confrontent notre société. Dans le même esprit d’égalité, de démocratie et de justice sociale qui caractérise la lutte pour l’accès à l’éducation supérieure et contre la marchandisation de l’université. Un large spectre du mouvement étudiant actuellement mobilisé appel à cet élargissement, mais nous sommes encore dans ce moment de flottement, de brumes entre le vieux et le nouveau.
Dans ce contexte de tâtonnement, plusieurs commencent à évoquer la nécessité d’une nouvelle révolution tranquille. Or, il m’apparaît que si nous pouvons nous inspirer de son esprit de détermination politique, d’affirmation et d’effervescence sociale, elle ne peut pas être la source de nos idées et nos valeurs. La réponse à la stagnation inégalitaire de notre économie ne peut pas être un nouveau compromis portant sur le partage entre capital et travail, élite et masse, des gains d’une croissance accélérée, d’une production pour la production, cela est écologiquement intenable. La réponse au problème des emplois précaires et du chômage des jeunes ne peut pas être une politique basée sur le plein emploi industriel masculin. La réponse à la perte de notre souveraineté économique par l’intégration de notre économie et de nos communautés dans des circuits productifs contrôlés par des grandes corporations mondialisées, qu’elles soient financières, industrielles ou “informationnelles et biotechnologiques”, ne sera pas l’étatisation intégrale de notre économie. Ce qui commence, devra trouver son propre vocabulaire de transformation sociale.
Revenons, en terminant sur la question de la nature de la crise sociale actuelle. Nous sommes arrivés à ce qui commence parce qu’un cycle s’épuise. Le vieux, mourant, se crispe autour de ce qu’il lui reste de possibles. Pour ce paradigme, l’austérité et le maintient coûte que coûte de l’état de déréglementation économique sont les seuls politiques envisageables et maniables. L’élite qui s’accroche à ce paradigme est prête à sacrifier même cette croissance économique qu’il a pourtant vénéré pour maintenir ses privilèges. Elle est prête, sans surprise, à défendre avec violence et répression toute contestation “en valeur”, “en idée” de son programme, alors qu’elle sait se montrer accommodante pour ceux et celles qui acceptent le cadre de l’austérité, qui se résignent et font preuve de “résilience” dans le contexte économique difficile qu’est l’état de stagnation.
Cela constitue fort probablement l’élément le plus important qui actuellement freine l’expansion du mouvement de contestation effectif du néolibéralisme en ce printemps 2012. Par delà la désinformation usuel et la stratégie de gestion du conflit par propagande (ce qu’on appel les relations publiques), l’isolation relative du mouvement tient essentiellement au fait que d’autres acteurs sociaux, en particulier le mouvement syndical et aussi une part importante de la mouvance environnementale, n’ont pas pu rompre avec l’attitude pragmatique qui structurent les conflits sociaux depuis trois décennies. Si ces acteurs ont et cultivent la formation de nouvelles valeurs sociales, celles-ci ne sont pas le principe qui domine l’orientation de leurs actions dans les moments de conflits sociaux. Bien qu’affirmant des valeurs en rupture avec le néolibéralisme, ces acteurs ont accepté le cadre néolibéral de résolution des conflits sociaux. On peut espérer que l’ère de “fin de régime” qui marque le début du printemps 2012 les amènera à sortir éventuellement de ce cadre. Peut-être, alors, pourront-ils servir de relais pour les “doléances” de la classe moyenne contemporaine, c’est-à-dire cette part importante de la population qui s’y identifie et subit dans la résilience la croissance des inégalités, le surendettement, l’érosion des services sociaux, la corruption, le bradage des richesses naturelles et la dégradation environnementale. Mais l’absence de relais structurels [9] du mouvement du printemps maintien, pour le moment, la crise dans son moment de suspension d’équilibre des forces sociales.
Et ce vieux qui agonise court-il à sa propre perte ? L’élite en place préside-t-elle au déploiement des forces qui mèneront à sa propre destruction ? – comme le veut certains relents eschatologiques et millénaristes hérités d’un Marx, Bakounine ou Jaurès, pour prendre les figures de proues du mouvement socialiste du XIXe siècle. Il est clair que sur le plan de l’équilibre écologique de la planète, l’élite attachée au néolibéralisme et à sa doctrine environnementale de “laissez faire, laissez polluer” met en péril la survie de la vie sur terre. Il est clair aussi que la situation de déréglementation excessive des processus financiers et la politique de soutient par la liquidité publique des acteurs financiers privés, dont les grandes banques, engendrent une situation d’instabilité endémique qui pourrait résulter en une nouvelle crise financière encore plus grave que celle de 2008. Cela étant ni une nouvelle crise financière, ni le spectre de la crise écologique pouvant, en eux-mêmes, provoquer la mort du vieux.
Au contraire, nous le voyons maintenant, les intérêts en place sont près à suspendre des libertés civiles, à déployer l’arsenal répressif d’un état autoritaire pour maintenir ce qui est. Dans cet élan répressif, il jouit d’un appuis franc et assumé des groupes sociaux qui sont les plus attachés au vieux paradigme néolibéral et à son régime d’accumulation, pensons ici au Conseil du patronat. L’élite et sa coterie de relayeurs et de faiseurs d’opinion dans les mass médias se manifeste dès lors – sociologiquement – et socialement, comme classe dominante en acte [10]. L’élan répressif jouit d’un appui mou, mais présent, auprès de cette masse indécise qu’est la “population en général” constituée sociologiquement comme un public spectateur de la contestation ainsi que de la violence qu’elle engendre dans ce contexte répressif. Ce “public” qui est capable d’apporter un appui raisonné, un à un, aux enjeux soulevés lors de ce printemps érable : la lutte contre la hausse, le Plan Nord, les projets d’exploitation gazière et pétrolier des formations schisteuses, la problématique de notre souveraineté alimentaire, le besoin de planifier écologiquement le développement de nos territoires, à la nécessité de dé-financiarisé notre économie, la transition de notre base énergétique hors du pétrole et des hydrocarbures, l’importance de développer des circuits économiques courts, la réduction des inégalités et de socialiser la propriété productive ainsi que l’investissement.
Mais qui, en tant que “classe moyenne”, est incapable de traduire cette adhésion en agir politique pour l’ensemble. Par manque de relais institutionnels et structurels en particulier comme nous l’avons expliqué plus haut. Ceux donc, qui ont fait du printemps 2012, ce qu’on doit maintenant nommer le Printemps de force, peuvent pour le moment compter sur le fractionnement et la passivité politique de la classe moyenne élargie québécoise, sur le travail de représentations des luttes sociales dans les mass médias qui renforce cette passivité et conforte l’adhésion à la répression. Alors même que ce sont leurs enfants ou ceux de leurs voisins et amis, oncles, tantes, cousins, qui subissent et résistent à cette répression.
Le défi auquel nous sommes confronté actuellement est ce “conflit de classe” qui traverse la société québécoise, entre l’élite du pouvoir et de l’accumulation et les enfants des salariés de la classe moyenne élargie. Le vocabulaire et la culture politique du Québec se sont constitués pendant les trente dernières années en refoulant entièrement les notions de classes sociales et de conflit social pourtant omniprésentes tout le long du vingtième siècle avant l’hégémonie du néolibéralisme. Il est vrai que pendant la période charnière des années 1970 – 1980 les mouvements dits “marxiste léniniste” ont complètement déformé et travestie ce vocabulaire des classes et du conflit social par le biais d’un imaginaire politique somme toute délirant, ce qui effectivement, aida à sa disparition. De plus, l’unanimisme autour de la question nationale, l’idée d’un “modèle” et des “valeurs québécoises”, ont renforcé ce refoulement de la division de la société et du conflit que cela engendre. Le vocabulaire politique et l’imaginaire du mouvement souverainiste est encore entièrement pris dans cette vision unanimiste de la société qui nie les conflits d’économie politique.
Et, pourtant, confronté au Printemps de force, nous devons de nouveaux donner sens au conflit d’économie politique, aux classes, à la transformation sociale et la résistance. Pour pouvoir nommer la polarisation qui se manifeste dans notre société, les mots actuels en vogue tels que “collusion” et “corruption” sont à la fois trop faibles et trop forts. Trop faible pour saisir l’unité idéologique, économique et politique de notre classe dominante autour du paradigme néolibéral ; trop fort, car associé à un vocabulaire de la criminalisation du pouvoir, du complot et délit, alors que l’hégémonie néolibérale est bien plus ordinaire, banale et repose finalement sur une certaine légalité.
À la mitan du printemps 2012, ce qui se manifesta dans un esprit de lutte festive, avec générosité et ouverture, doit maintenant apprivoiser avec la même imagination et refus des mots et idées usés, tant à gauche qu’à droite, le conflit social et la polarisation de classe qui définissent la situation politique du Québec actuellement. Voilà, pour moi, le défi que pose le Printemps de force, voilà le sens que prend, pour moi, la crise sociale actuelle.

Notes

[1] Une réflexion à partir des notes de conférence “Quelles alternatives au capitalisme financiarisé en crise ? L’espoir d’une grande transition.” Société Gatineau Monde, Gatineau, 2 mai, 2012. Le titre initial du texte était “Heureux d’un printemps”. Les circonstances font que ce titre ne correspond plus à l’esprit des temps.
[2] Gramsci fut témoin, depuis sa cellule de prison, de la monté du fascisme en Italie. Penseur de la puissance des idées et de la culture dans les conflits sociaux. On doit à Gramsci le concept d’hégémonie pour penser la puissance déterminante des idéologies sur l’histoire de nos sociétés.
[3] Il faut se rappeler que le tout fit l’objet d’une expérience politique au Chili après le coup d’État contre Allende. La dictature de Pinochet fut une version hard, piloté depuis Chicago, de ce qui s’imposera au Royaume Uni, aux États-Unis et puis ailleurs à partir des années 1980.
[4] Il faut aussi se rappeler que tous les partis politiques ont adopté ce discours à leur manière, particulièrement ici au Québec où les Libéraux et le Parti Québécois prônaient le libre échange et la liberalisation. Au fédéral seul le NDP faisait exception.
[5] Sauf peut-être dans le cas de l’Islande.
[6] Or, cette critique et contestation initiale du néolibéralisme naissant s’est fait en perdant un allié de taille, la voix des économistes. Il est tout à fait fascinant de constater comment rapidement s’effondra au tournant des années 1980, l’hégémonie du keynésianisme modéré qui caractérisait la pensée économique des trente glorieuses. Certes des poches de résistance demeurèrent, des économistes refusèrent d’abdiquer à la pensée unique. En fait, ce fut même une période relativement importante de reconstruction de la pensée économique critique ou hétérodoxe sur des nouvelles bases plus solides, plus radicales. Un moment où s’opéra des synthèses entre Marx, Keynes et Veblen, entre écologie, économie et féminisme. Nous avons aujourd’hui une économie politique du capitalisme avancé plus riche, plus diversifié dans ses approches et plus pénétrante dans ses analyses qu’il y a trente ans.
[7] À cela il faut ajouter ici au Québec et aussi au Canada, une variante nationale rattachée au développement de notre économie sur la base de l’exploitation des ressources naturelles s’ajouta à ce modèle de l’austérité. Nos variantes québécoise et canadienne vise de plus à créer un environnement pour que le boom de ressource deviennent le nouveau moteur de notre développement économique. Sables bitumineux à l’ouest et mines ainsi que gaz et pétrole de schiste à l’est. Dans les deux cas, on met en place, en plus de l’austérité, les conditions d’économie politique pour un boom de ressources ayant le moins de réglementation possible, le moins de conditionalités possibles, le moins de retombés possibles, qui vise la plus petite rente socialement acceptable. Le modèle d’économie de ressources se fie presque uniquement sur les retombés salariales, excluant d’emblée toute ponction, limite ou ancrage du capital, d’ici ou d’ailleurs.
[8] Les deux sont presque des copies de ce qu’on peut lire dans les pages de la “Stratégie du choc” de Noami Klein
[9] Les centrales syndicales et syndicats de base sont – en tant que structures – en posture d’appui, mais un appui qui se constitue à l’intérieur du cadre décrit ci-haut. Malgré cela des individus à l’intérieur de celles-ci, incluant souvent les têtes dirigeantes des centrales, sont très actifs et adhère au mouvement. Mais cette adhésion individuelle ne transcende pas le cadre du conflit néolibéral dans lequel est pris le mouvement syndical. Cela apparaît en particulier dans l’incapacité de traduire ce printemps en action les mandats de grève social que plusieurs syndicats ont voté dans la denière année.
[10] Il faut reconnaître qu’il y avait des manifestations précoces de ceci dans les multiples présences à Sagard de divers acteurs politiques.

A Different Greece in a Different Europe - Statement from Communist Organisation of Greece




Communique by the Press Bureau of the KOE
(Issued: Athens 5/21/2012)

Thanks to Kasama for Translation


Democracy and Class Struggle publishes this statement with our own highlights of the statement to confront some distortions of the KOE's position on the European Union.

1) the Communist Organization of Greece (KOE) currently finds itself at the epicenter of an organized attack. It is an attack intended to strike at SYRIZA, the Coalition of the Radical Left, within which our organization has been such an integral part.

These last days, the political centers of the system (including the main conservative party, New Democracy, and their instruments at the highest levels of the media) have been displaying old posters of the KOE all over the TV and print news.

These posters opposed the European Union – and the reproducing of these posters in the media is declaring, like prosecutors of some monarchy, that it proves that our positions must be condemned by SYRIZA and we should be excluded from “the body politic.”

2) This is a desperate effort launched by the old political system – which seeks to deflect and obscure the core message of the recent May 6 elections in Greece. That message was that those forces in Greece who had supported the brutal agreements with the Troika (European Union, IMF, and European Bank) had lost all political initiative and had been defeated in the electoral arena.

The result is an attempt to spread confusion – at the same time that the reactionary forces are seeking to reestablish and regroup a unified political camp in opposition to the people’s camp.

They have chosen to proclaim a voluntary slavery under the banner of “Europeanism” – which they identify with the Memoranda imposed by the Troika and with those extreme measures demanded of us by powers outside Greece, by the imperialist powers and the “markets.”

They have chosen the tactic of polarization to get over with raw misery.

And they hope to use such means to hide other available social possibilities. However their campaign is very far from being convincing. Why? Because the forces making these charges against the KOE and SYRIZA are those at the head of an electoral list invented by the German Chancellor Merkel for the Greek national elections on June 17. And because it is clear that the purpose of this attack is precisely to reverse the gains made, against the Troika following the popular vote in the May 6 election.

3) As for the question of the disputed poster, which dates back to early 2010: Our poster expressed the long-standing position of the Left in Greece – which is to support the departure of Greece from the Euro zone and from the European Union in order to carry through a social and national liberation.

This is a goal which is, today, becoming more and more clearly within reach.

The first accord was made with the Troika in 2010 totally against the will of the Greek people.

It was signed by a “government” which had already lost all democratic legitimacy , and it introduced a special new kind of regime on Greece: A regime of a colonial type within the European Union, defined by these accords with the Troika and designed to enforce a politics of social extermination, a regime of economic and political occupation which annulled and abrogated the last vestiges of bourgeois democracy and national sovereignty.

In short, precisely since the beginning of 2010 the situation has changed in a dramatic way: Since May 2010 it is the EU Directorate headquartered in Brusselles (Belgium), and especially the German element, that has led Greece toward the exit doors of the Euro zone – in order to threaten the people of Greece, and to control the country politically. And, it is a given that in these scenarios, it is the Directorate (under German control) that prepares itself to control the terms and conditions of that expulsion.

As a result: It is obvious that the KOE has no choice but to resolutely oppose such an “alternative” plan by Germany – which would impose on Greece an extremely devalued “national” currency, precisely the kind Greece experienced during the Nazi occupation of World War 2.

4) At the same time this EU, characterized by an extreme neo-liberal set of policies and by domination under the German boot, is in sharp decline as the result of economic crisis, deepening poverty and rising unemployment – especially since the beginning of this year, 2012. In addition, the EU is bowing to a tide of political reaction – in a manor seemingly unmarked by any minimal observance of democratic legitimacy and marked by a rapid rise of a kind of new-fascism. This Europe must change! Map of the European Union — within which agreements have led to a freer flow of the workforce, reduced border controls, and now brutally extreme demands for cutbacks in certain countries. It is extremely important that today, all across the continent, working people are taking to the streets and making themselves heard in the national capitals and other cities.

That is how the people’s movement in Greece, which is truly without precedent and which had survived through ferocious repression, will be connected to the struggles of people all across Europe. This is how a new battleground is being created against this “Eurocracy.” This is creating the conditions for an effective counterattack against the neo-liberal plague – and this is how truly alternative roads will be created from the various peoples – both on a national and international level.

We have every reason to believe, judging by the recent political developments, that Greece and Europe may be moving on such a trajectory.

5) Based on everything we have just said, it should be clear why the slogan “Out of the Euro Zone!” has not been, for quite a while, one of the immediate demands of the KOE. And it is well known that our main goal and the main focus of our current struggle is, together with the people of Greece themselves, to dump the special regime imposed by the Troika and the political system that serves them.

At the same time we have thrown our weight behind the struggle against a Europe which is neo-liberal, anti-people, politically reactionary, and under German domination.

As expressed in the slogans put forward by our 3rd Congress: We are fighting for a different Greece within a different Europe.

6) The Communist Organization of Greece (KOE) has united its forces together with SYRIZA. As part of that, KOE hopes to contribute to important political insights and social perspectives to the struggle of our people. It is these insights which have given rise to such a panic among the anti-people forces, the imperialists and their “markets” – leading them all to search for savage methods and ridiculous arguments to use in a smear campaign against us.

Those forces, serving the Troika-imposed politics of social extermination and national destruction, will not succeed in landing heavy blows on SYRIZA, nor will they succeed in stopping the growing strength of the people. This faltering political system was severely punished on May 6. Now many things are working toward their total destruction.

On with the struggle!
For the rise of the people!
For a true democracy, national independence, and the creative reconstruction of the country!

Wednesday, May 23, 2012

CANADA: Continua la lucha estudiantil. Mas de 400 personas detenidas.

CANADA: Continua la lucha estudiantil. Mas de 400 personas detenidas.




Montreal, 22.05,12 / Agencias

El pasado viernes, el Gobierno de Québec aprobó una serie de medidas de emergencia para controlar las manifestaciones casi diarias que los estudiantes han protagonizado en estos 100 días y que en muchas ocasiones han terminado en enfrentamientos violentos con las fuerzas de orden público.
Durante el fin de semana, casi 400 personas fueron arrestadas por la Policía por participar en manifestaciones no autorizadas, lo que desembocó en el lanzamiento de cócteles Molotov y la destrucción de escaparates.
Hoy, el alcalde de Montreal, Gérald Tremblay, solicitó a los manifestantes que cumplan las órdenes de la policía para evitar nuevos enfrentamientos.
Entre las medidas de emergencia adoptadas por Québec se encuentra la prohibición de llevar la cara cubierta durante manifestaciones y la obligación de remitir a la policía el itinerario de las marchas.
Las medidas han sido criticadas por organizaciones de derechos civiles por considerar que son excesivas.
Los manifestantes han señalado su intención de incumplir las medidas y el principal grupo estudiantil, CLASSE, dijo hoy que no ha remitido a la policía el itinerario que seguirá la marcha.
Las protestas han empezado a atraer la atención de personas famosas e intelectuales tanto fuera como dentro de Canadá.
Durante el fin de semana, el grupo de música canadiense Arcade Fire apareció en el escenario del programa de televisión estadounidense Saturday Night Live luciendo en sus solapas cuadrados rojos en solidaridad con los manifestantes.
En Cannes, el director de cine Xavier Dolan, recorrió el domingo la alfombra roja también luciendo un cuadrado rojo.
Y el controvertido cineasta estadounidense Michael Moore también ha expresado su solidaridad con los estudiantes a través de Twitter calificando las manifestaciones como "una de las más increíbles protestas del año".
El Gobierno de Québec tiene previsto subir las tasas universitarias un 75 % en los próximos cinco años, aduciendo que son las más bajas de Canadá y que la crisis económica obliga a aumentar los costes.
Pero los estudiantes han rechazado los planes de Québec y han señalado que la subida impedirá que muchos jóvenes tengan acceso a la universidad.

Tuesday, May 22, 2012

hommage au camarade Ibrahim Kaipakkaia


http://galeri.uludagsozluk.com/25/ibrahim-kaypakkaya_10117.jpg
 
La fondation du TKP(ML) est le résultat de la lutte de ligne dans le mouvement communiste de Turquie.
 
Le mouvement communiste de Turquie s’est formé dans le sillage de la révolution d’Octobre. Après la conférence des peuples d’Orient à Bakou, le 10 septembre 1920 a été fondé le Parti Communiste de Turquie (TKP), sous la direction de Mustapha Suphi qui a été assassiné avec ses camarades. Sefik Husnu et son groupe ont alors dirigé le Parti. Après l’apparition du révisionnisme moderne, conduit par Yakup Demi et Ismaêl Bilen, le Parti est devenu ouvertement révisionniste.
 
Dans les années 70, le pacifisme et l’électoralisme sont battus par les actions armées du THKO (Armée de Libération du Peuple de Turquie) et du THKP (Parti de Libération du Peuple de Turquie). La lutte contre le révisionnisme et la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne ont influencé ces organisations mais ne les ont pas amenées au maoïsme.
 
Le TIIKP, lui, se réclamait du maoïsme. Le Camarade Ibrahim Kaypakkaya combattit les positions réformistes en son sein. La lutte entre les deux lignes franchit une nouvelle étape en février 1972 avec les décisions du DABK (Comité territorial d’Anatolie orientale).
 
En avril 1972, Ibrahim Kaypakkaya fonde le TKP(ML) après avoir mené la lutte contre le révisionnisme moderne. Un peu moins d’un an après, il est arrêté et torturé pendant des mois, sans donner aucune information. Il est alors assassiné par le régime fasciste en mai 1973.
 
La fondation du TKP(ML) ouvrait une nouvelle étape révolutionnaire en Turquie. « Nos peuples de différentes nationalités et le prolétariat ont formé une avant-garde marxiste-léniniste-maoïste. »
 
Le camarade Kaypakkaya a compris l’analyse de Mao Zedong sur la nature de la révolution dans les pays semi-coloniaux et semi-féodaux, la Révolution de Démocratie Nouvelle menant sans interruption à la révolution socialiste, puis au communisme.
 
La Démocratie Nouvelle est basée sur l’alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie, principalement de la petite et moyenne paysannerie, de la petite bourgeoisie et, sous conditions, de la bourgeoisie nationale, toutes unies contre la bourgeoisie bureaucratique et compradore et les grands propriétaires fonciers liés à l’impérialisme, dirigeant l’Etat à caractère fasciste.
 
Le Camarade Ibrahim Kaypakkaya a défini : « De nos jours, la tâche principale des communistes en Turquie consiste en la création des trois outils du peuple : le Parti, le Front, l’Armée Révolutionnaire. Sans la direction du Parti, l’alliance la plus large au sein du Front, et la Force capable de vaincre l’ennemi de classe, il n’est pas possible d’édifier une Démocratie Nouvelle. »
 
C’est ce qu’avait compris Ibrahim Kaypakkaya et qui a déterminé la ligne révolutionnaire du TKP(ML). C’est ce qui détermine la ligne du MKP aujourd’hui.
 
La lutte entre les deux lignes, entre la voie révolutionnaire et la voie réformiste bourgeoise, se poursuit et se poursuivra au sein du MKP comme dans les autres partis maoïstes, comme se poursuit la lutte de classes dans la société. Cela est conforme à la loi de la contradiction.
 
Aujourd’hui, le 39ème anniversaire de la disparition tragique du Camarade Kaypakkaya doit nous rappeler que la progression du parti communiste s’exerce dans la lutte.
 
Aujourd’hui, le prolétariat et les couches populaires sont confrontés comme en Turquie à la montée du fascisme moderne qui prend différentes formes dans tous les pays d’Europe et du monde. Il est donc nécessaire de renforcer les partis maoïstes où ils existent, de les créer là où ils n’existent pas et de regrouper les partis et organisations maoïstes dans une Internationale de type nouveau après la faillite du MRI. C’est la voie suivie par Kaypakkaya et que suit le MKP et d’autres partis.
 
RENDONS HOMMAGE AU CAMARADE IBRAHIM KAYPAKKAYA !
 
VIVE LE PARTI COMMUNISTE MAOÏSTE - MKP !
 
 VIVE LE MARXISME-LENINISME-MAOISME !
 
VIVE LA REVOLUTION PROLETARIENNE MONDIALE !
 
QUE VIVE ET SE DEVELOPPE LE MOUVEMENT COMMUNISTE INTERNATIONAL !
 
Parti Communiste maoïste de France
Paris le 20 mai 2012

Monday, May 21, 2012

protests against Nato's summit in Chicago

NATO in Chicago: Thousands Protest War Criminals’ Summit

The following news report was filed late Sunday night, as we went to press. Check revcom.us and future issues of Revolution for more coverage.
NATO, the North Atlantic Treaty Organization, held its summit this year in Chicago on May 20-21. NATO, the largest military alliance in the world, is dominated by U.S. imperialism. Its 28 countries account for 65 percent of the world’s military spending, the largest being the United States. NATO’s so-called “peacekeeping” is aimed at maintaining a world of Western, especially U.S., imperialist domination over the people of the world, and at blocking any potential great power rivals. And the fundamental purpose of NATO’s so-called “humanitarianism” is to devote massive weaponry to protect, defend, and extend a system that inflicts great suffering on the vast majority of humanity and enriches a handful—this is the “world order” of capitalism-imperialism. (see “NATO in Chicago May 20-21: War Criminals Summit,” Revolution #269)
This summit was indeed a War Criminals Summit. Thousands of people gathered in Chicago, from all over, to protest these war criminals. And on the other side, for weeks leading up to the summit, and then as the meeting got underway, the state’s forces of repression kicked way into high gear. As people have been chanting in the street: “This is what a police state looks like!” (See “Chicago Gears Up for NATO Summit: This is What a Police State Looks Like,” Revolution #269)
The Occupy movement, antiwar activists, and others worked for months to organize protests and other activities for the days leading up to and during the NATO Summit. Occupy called for 10 Days of Action which began on May 12-13 with the People’s Summit, which included panels and workshops dedicated to the struggle for a better world. The workshops, which Revolution Books and World Can’t Wait participated in, covered a broad range of topics, from “Perspectives on Socialism, Communism, and Anarchism” to “Impacts of Climate Change: From Migration to Our Local Water Supply,” to “NATO and Afghanistan: What’s Wrong with the ‘Good War’?” and many others. The four plenary sessions included Malalai Joya (former member of Afghan parliament and opponent of NATO occupation); Kathy Kelly (Voices for Creative Nonviolence); Mumia Abu-Jamal (via speakerphone); Col. Ann Wright, antiwar activists, and others.
During the week there were protests around education, immigration, housing foreclosures and evictions, the environment, and health care leading up to the Summit.
The week began with a demonstration organized by the Catholic Worker movement. According to a Chicago Tribune report, “Dozens of demonstrators dashed into the Loop building housing President Barack Obama’s campaign headquarters this morning, slipping past security guards and running up escalators as they kicked off what they called a ‘Week Without Capitalism.’ Eight protesters were led out in handcuffs about half an hour later.”
A powerful protest was organized by Code Pink, World Can’t Wait and Vets for Peace against drone attacks and the war in Afghanistan. Protesters carried mock drones and some had signs representing individuals killed in drone attacks. 75-100 people started at Obama’s campaign headquarters and went to the British, Canadian and German consulates. A moving statement was made by an Afghanistani woman from Canada.
On Friday thousands of people rallied at Daley Plaza in a mobilization called by the National Nurses Union demanding the Robin Hood Tax (a tax on financial transactions to offset cuts affecting health care and social services). Hundreds of nurses along with protesters from around the country as well as office workers came together. Tom Morello and Rise Against played an angry rendition of “Ghost of Tom Joad.” That evening World Can’t Wait hosted a program of culture and statements titled, “International Voices for Humanity and the Planet: An Evening of Arts to Oppose NATO.”
On Saturday a multinational crowd of around 1,000 people marched through the downtown area from midday until almost 11 pm. All day there were repeated standoffs with the police. One protester was hospitalized after being hit by a police vehicle and a number of people were brutalized by the police. People went up in the face of the climate of fear created by the authorities.
On Sunday, May 20, approximately 5,000 people poured into the streets of Chicago after rallying in Grant Park. Chanting “N-A-T-O—NATO has got to go!,” rows of veterans marching in formation led the march. The crowd was very diverse, young and old and all nationalities. One of the most prominent banners was HUGE, covering almost four lanes of the street demanding “Free Bradley Manning” (a U.S. soldier arrested and tortured, accused of releasing confidential files, including video footage of a massacre carried out by the U.S. military in Iraq). Stickers about Bradley Manning were everywhere. One very artistic painted banner carried by a contingent of Latino youth showed a skeleton pilot raining bombs with the names of many countries that have been assaulted by NATO forces.
There was a lot of sentiment among people denouncing NATO and their wars—expressed in chants, signs and different banners. People from World Can’t Wait carried a series of banners in languages of NATO countries and those targeted by NATO saying “Humanity and the Planet Comes First.” An Internationalist contingent followed behind the World Can’t Wait contingent with a very large painted banner of the world breaking through chains and the words “Internationalism, The Whole World Comes First” in English and Spanish. Behind this was another, smaller banner that said “Humanity Needs Revolution.”
There was a massive police presence and as the demonstration turned a corner they were met by Illinois State Police lining both sides of the street, all displaying clubs almost the size of baseball bats in front of their chests. At least 10 city buses displaying “Welcome to Chicago” blinking signs were lined up at the ready for any mass arrests.
The Iraq Vets Against the War organized a march of veterans who then threw medals they had received from the military into the street near where NATO was meeting in a dramatic display of defiance. Many dedicated their medals to the children of Afghanistan and Iraq. One vet expressed his apologies to the people of Iraq and Afghanistan for what the U.S. military had done to their countries. Joshua Shephard, who spent six years in the Navy, yelled to the crowd, “These are not mine, they never were. They are instruments of control from this government. I will not continue to trade my humanity for false heroism.”