Plus de cinquante salariés ont manifesté
vendredi matin devant l’entrée de l’usine Bombardier à Crespin, en
soutien à l’un de leurs collègues syndicaliste menacé de licenciement
pour "apologie du terrorisme". Karim Khabati est menacé de licenciement
pour avoir "proféré des propos inacceptables" au lendemain de l’attentat
contre Charlie Hebdo. Convoqué le soir-même par la direction, le
syndicaliste est mis à pied et une procédure de licenciement est
entamée. Karim Khabati, quant à lui, nie avoir tenu ces "propos
inacceptables" : "Je suis musulman, mais si je fais le ramadan, je ne
vais pas à la mosquée. Me traiter de fondamentaliste, c’est surfer sur
la vague de l’islamophobie. Je suis avant tout l’homme à abattre."
Ce syndicaliste, secrétaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail est la bête noire du patronat parce qu’il a demandé, pour des raisons de non-respect de la sécurité des salariés, la démission du directeur du site Bombardier de Crespin. Quelques heures avant la tenue du comité d’entreprise, une cinquantaine de salariés, ont manifesté en soutien à Karim Khabati. L’entrée de l’usine était bloquée, des palettes et des pneus ont été brûlés. Au moment de la tenue du vote du comité, cinq élus se sont prononcés contre, trois ont voté pour le licenciement.
Karim Khabati à la manifestation de vendredi
Ce syndicaliste, secrétaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail est la bête noire du patronat parce qu’il a demandé, pour des raisons de non-respect de la sécurité des salariés, la démission du directeur du site Bombardier de Crespin. Quelques heures avant la tenue du comité d’entreprise, une cinquantaine de salariés, ont manifesté en soutien à Karim Khabati. L’entrée de l’usine était bloquée, des palettes et des pneus ont été brûlés. Au moment de la tenue du vote du comité, cinq élus se sont prononcés contre, trois ont voté pour le licenciement.
Karim Khabati à la manifestation de vendredi
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