Des centaines de personnes ont participé à une manifestation déclarée dans des conditions habituelles pour exiger la libération du prisonnier palestinien Ali, en détention provisoire depuis deux ans en France. Sans aucune explication, la police a interrompu le parcours, interdit l’événement et fait disperser la foule. Alors que les manifestants quittaient les lieux dans le calme, une personne a été arrêtée et placée en garde à vue jusqu’au dimanche matin. De 17H30 à 19H, plusieurs dizaines de ses soutiens se sont rassemblés devant le commissariat central pour exiger sa libération.

Cette intervention policière est un nouvel exemple de la criminalisation de la solidarité avec la Palestine. Appelée par plusieurs dizaines d’organisations, cette initiative s’inscrivait dans le cadre d’une journée nationale de mobilisation pour la libération d’Ali avec plusieurs rassemblements et manifestations, comme à Paris, Nantes ou Chambery.